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 Jeudi 02 Septembre 2010 - Ste Ingrid
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L’Histoire de la Nièvre, de 1800 à 1944

La Nièvre à l’époque contemporaine

Suite au coup d’Etat du 2 décembre 1851 du prince Louis-Napoléon, la Nièvre participe activement à la résistance contre ce coup d’Etat. Durant cette période se dessine une "mentalité nivernaise".
En effet, les personnalités nivernaises marquantes de l’époque parmi lesquels Malardier, Député de la Nièvre entre 1848 et 1855, ou encore Jean Locquin, député en 1914 puis Maire de Nevers jusqu’en 1941, mais aussi les hommes de lettres Claude Tillier, Romain Rolland et Jules Renard eux aussi très impliqués dans la vie du Département, ont une vision commune de la politique : ils veulent associer l’efficacité et la générosité. C’est tout un esprit qui se développe, empreint d’utopisme, d’humanisme et de justice.

La Première Guerre Mondiale - 1914/1918

Ce chapitre sera mis en ligne ultérieurement.

La Seconde Guerre Mondiale

Contexte général de la situation en Nièvre
Soldats allemands sur le pont de Loire à Nevers - crédit photo Archives départementales Nièvre La Nièvre est occupée le 05 juin 1940 par les Allemands. Les Nivernais communistes du Val de Loire, les Gaullistes du Morvan, les Socialistes clamecycois, bien qu’ils s’opposent idéologiquement, résistent solidairement à l’Occupant.
Le Département devient alors un important refuge de résistants, où se développent de très nombreux maquis. Les Maquisards nivernais joueront un rôle primordial dans la Libération de la France.

La Résistance en Nièvre
Lors du débarquement allié en Normandie (6 juin 1944) le Morvan compte une trentaine de maquis dont les effectifs totaux approchent les dix mille hommes au moment de la Libération.
L’armée allemande prend en août 1944, conscience de la nécessité de replier ses troupes du sud-ouest de la France en passant par le Morvan, en raison de la pression de l’armée de Patton (au nord) et d’un débarquement probable des alliés en Méditerranée. C’est pourquoi les troupes d’occupation tentent de faire sauter le verrou que constituent trois importants maquis de la région de Saint Saulge (maquis Julien, Daniel et Mariaux) : ce sera du 12 au 17 août la bataille de [Crux-la-Ville]).

Quelques faits révélateurs

Les maquisards - crédit photo Archives départementales Nièvre Crux-La-Ville
Quand on évoque les grandes batailles de la Résistance, on pense d’abord aux drames du Vercors et du Plateau des Glières, où des maquisards furent encerclés et attaqués par des forces supérieures en nombre et en équipement. On pense aussi à la bataille de Saint-Marcel en Bretagne. Résistants et parachutistes des Forces Françaises Libres constituèrent là, une zone de résistance derrière le front de Normandie. Peu savent qu’au sein des maquis du Morvan ont combattu des unités entières formées par les hommes du réseau Vengeance. Ces compagnies, dont la célèbre "Compagnie André ", ont infligé à l’occupant des revers sévères et cuisants, "batailles rangées" dont les noms ont été injustement oubliés par l’histoire officielle.
Personne, ou presque, ne connaît Crux-la-Ville petite localité située au milieu du département de la Nièvre qui fut du 12 au17 août 1944 le théâtre d’une terrible bataille entre Forces Françaises de l’Intérieur et la Wehrmacht. Par sa durée d’une part, et par les effectifs en présence d’autre part, cette bataille est la deuxième en importance parmi celles engagées entre Allemands (entre 1500 et 6000 hommes environ selon les versions) et les maquisards.

Montsauche-les-Settons
Montsauche-les-Settons est composé de plusieurs hameaux : Bonin, Champgazon, Palmaroux, La Faye, Les Settons, La Verrerie, Montélesme, Nataloup. Chef-lieu du canton, le village de Montsauche fût un haut lieu de la Résistance en Morvan. Il sera détruit lors d’exactions des soldats nazis qui l’incendièrent en représailles en juin 1944.

Planchez
25 juin 1944, une autre scène semblable à celle de Montsauche se déroule à Planchez. C’est la fête du pays. Personne ne pense que cette fois, elle finira mal et que la gaîté fera tout à l’heure place au plus sombre désespoir.
Les gens commencent à affluer et essayent de sauver le four et le fournil du boulanger. L’oeuvre de destruction est terminée. Le village achève de se consumer. Ici on compte cinquante deux maisons en ruines et cent quatre vingt deux sinistrés.


Dun les Places : 26 juin 1944
Une date que les Morvandiaux et les Nivernais n’oublieront jamais : l’attaque par 800 soldats hitlériens du Camp de Vermot (commune de Dun-les-Places), qui est un camp de résistance bien organisé, armé et défendu où l’on retrouve les maquis Camille et Julien, les SAS britanniques de Jarry et un groupe FTP Félix. L’engagement très violent durera une douzaine d’heures. Le château de Vermot, centre du camp et siège de l’hôpital militaire est finalement pris par les allemands et incendié. Les maquisards ont réussi à faire échec à l’attaque allemande et à s’esquiver en sauvegardant la quasi totalité de leurs forces. Les assaillants ont eu des pertes importantes.
Les soldats nazis, ivres de fureur, après avoir incendié la veille Montsauche et Planchez, vont alors assouvir leur rage sur le bourg de Dun-Les-Places, une paisible bourgade à l’ombre de sa petite basilique et qui sera bientôt le théâtre d’un affreux massacre.
Comme ce fut le cas à Oradour-sur-Glane de terribles représailles ont lieu : le hameau Vermot est incendié. Fanatisés par leurs chefs nazis, les soldats détruisent les maisons puis rassemblent, tous les hommes et les jeunes gens devant l’église et les massacrent dont Anatole Emery, maire de Dun-Les-Places.
Montsauche, Planchez, Dun-les-Places, les soldats des armées nazies sont passés là : trois étapes douloureuses, un seul trait de feu et de sang, déchaînement d’une fureur sauvage, sans borne.

La libération - crédit photo Archives départementales Nièvre
Autres sources documentaires recommandées :
De nombreuses sources d’information sont consacrées à la résistance en Nièvre et aux maquis du Morvan assurant ainsi un devoir de Mémoire de cette époque. Vous pourrez consulter les sites suivants :

http://chantran.vengeance.free.fr/documents.htm
http://maquismorvan.blogspirit.com/archive/2006/01/07/d-maquis-camille.html
http://www.ouroux-en-morvan.com/ ?page=/histoire/maquisfr.html
http://perso.orange.fr/bernard.lecomte/lormes/francais.htm

mise à jour le jeudi 26 juin 2008
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