Jeudi 02 Septembre 2010 - Ste Ingrid
La Nièvre est occupée le 05 juin 1940 par les Allemands. Les Nivernais communistes du Val de Loire, les Gaullistes du Morvan, les Socialistes clamecycois, bien qu’ils s’opposent idéologiquement, résistent solidairement à l’Occupant.La Résistance en Nièvre
Lors du débarquement allié en Normandie (6 juin 1944) le Morvan compte une trentaine de maquis dont les effectifs totaux approchent les dix mille hommes au moment de la Libération.
L’armée allemande prend en août 1944, conscience de la nécessité de replier ses troupes du sud-ouest de la France en passant par le Morvan, en raison de la pression de l’armée de Patton (au nord) et d’un débarquement probable des alliés en Méditerranée. C’est pourquoi les troupes d’occupation tentent de faire sauter le verrou que constituent trois importants maquis de la région de Saint Saulge (maquis Julien, Daniel et Mariaux) : ce sera du 12 au 17 août la bataille de [Crux-la-Ville]).
Crux-La-VilleMontsauche-les-Settons
Montsauche-les-Settons est composé de plusieurs hameaux : Bonin, Champgazon, Palmaroux, La Faye, Les Settons, La Verrerie, Montélesme, Nataloup. Chef-lieu du canton, le village de Montsauche fût un haut lieu de la Résistance en Morvan. Il sera détruit lors d’exactions des soldats nazis qui l’incendièrent en représailles en juin 1944.
Planchez
25 juin 1944, une autre scène semblable à celle de Montsauche se déroule à Planchez. C’est la fête du pays. Personne ne pense que cette fois, elle finira mal et que la gaîté fera tout à l’heure place au plus sombre désespoir.
Les gens commencent à affluer et essayent de sauver le four et le fournil du boulanger. L’oeuvre de destruction est terminée. Le village achève de se consumer. Ici on compte cinquante deux maisons en ruines et cent quatre vingt deux sinistrés.
Dun les Places : 26 juin 1944
Une date que les Morvandiaux et les Nivernais n’oublieront jamais : l’attaque par 800 soldats hitlériens du Camp de Vermot (commune de Dun-les-Places), qui est un camp de résistance bien organisé, armé et défendu où l’on retrouve les maquis Camille et Julien, les SAS britanniques de Jarry et un groupe FTP Félix. L’engagement très violent durera une douzaine d’heures. Le château de Vermot, centre du camp et siège de l’hôpital militaire est finalement pris par les allemands et incendié. Les maquisards ont réussi à faire échec à l’attaque allemande et à s’esquiver en sauvegardant la quasi totalité de leurs forces. Les assaillants ont eu des pertes importantes.
Les soldats nazis, ivres de fureur, après avoir incendié la veille Montsauche et Planchez, vont alors assouvir leur rage sur le bourg de Dun-Les-Places, une paisible bourgade à l’ombre de sa petite basilique et qui sera bientôt le théâtre d’un affreux massacre.
Comme ce fut le cas à Oradour-sur-Glane de terribles représailles ont lieu : le hameau Vermot est incendié. Fanatisés par leurs chefs nazis, les soldats détruisent les maisons puis rassemblent, tous les hommes et les jeunes gens devant l’église et les massacrent dont Anatole Emery, maire de Dun-Les-Places.
Montsauche, Planchez, Dun-les-Places, les soldats des armées nazies sont passés là : trois étapes douloureuses, un seul trait de feu et de sang, déchaînement d’une fureur sauvage, sans borne.
Autres sources documentaires recommandées :
De nombreuses sources d’information sont consacrées à la résistance en Nièvre et aux maquis du Morvan assurant ainsi un devoir de Mémoire de cette époque. Vous pourrez consulter les sites suivants :
http://chantran.vengeance.free.fr/documents.htm
http://maquismorvan.blogspirit.com/archive/2006/01/07/d-maquis-camille.html
http://www.ouroux-en-morvan.com/ ?page=/histoire/maquisfr.html
http://perso.orange.fr/bernard.lecomte/lormes/francais.htm