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 Vendredi 10 Février 2012 - St Arnaud
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Du Comté de Nevers à la fin du 17ème siècle

IXème siècle à fin du XIIème siècle

Création du Comté de Nevers
Le Moyen-Âge est une période très agitée pour le Comté avec des guerres continuelles, notamment sous Guillaume Ier (Xème siècle), Guillaume II, Guillaume III, Guillaume IV et Guillaume V.
En 980, le duc de Bourgogne, Eudes-Henri (Henri 1er) remet le comté de Nevers à son beau-fils, Otte-Guillaume (980-989) fils d’Adalbert II, roi d’Italie. Celui-ci à son tour donne le comté de Nevers à Landry (989-1028), sire de Metz-le-Comte (Nièvre) et de Monceaux-le-comte (Nièvre), lors du mariage de ce dernier avec sa fille Mathilde en 992. De cette union naîtra la première maison des comtes de Nevers, d’Auxerre et de Tonnerre. Le Comté de Nevers va ainsi appartenir successivement aux familles Courtenay, Donzy, Châtillon, Flandre et Bourgogne, Seigneur de Maers et Monceaux, Sénéchal de France.
En 1184 Pierre de Courtenay, cousin germain du roi Philippe Auguste, épouse Agnès comtesse de Nevers. En 1194, il fait ceinturer la ville de Nevers par une nouvelle muraille et bâtir son château à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville, puis entre en querelle avec Hervé, baron de Donzy, qui le fait prisonnier en 1199.
Philippe Auguste réconcilie alors les deux adversaires en mariant Mahaut de Courtenay, fille de Pierre, avec Hervé, baron de Donzy, qui devient comte de Nevers. Pierre de Courtenay ne conserve que les comtés d’Auxerre et de Tonnerre.
Pierre de Courtenay est sacré empereur de Constantinople à Rome par le pape Honorius. Il disparaît mystérieusement en Grèce et Mahaut de Courtenay, hérite alors des comtés d’Auxerre et Tonnerre.
En 1218, Mahaut de Courtenay accompagne son mari Hervé de Donzy à la cinquième croisade. En dépit de ses malheurs personnels (la mort de son mari en 1222, celle de sa fille unique Agnès, de son second mari Gui de Forez puis de ses deux petits-enfants), elle se montre attentive à la bonne administration de ses comtés. En 1221, elle aide à reconstruire la cathédrale détruite par l’incendie de 1211 et en 1231 elle accorde une charte de franchise aux habitants de Nevers qui sera à l’origine de l’organisation municipale.

Guerre de Cent Ans (1356-1444)

Durant cette guerre entre France et Angleterre, le Nivernais connaît des périodes de troubles :
  • 1356 - 1373
  • Présence dans le Comté (alors un peu laissé à l’abandon par son Comte Louis III) de gens de guerre et de routiers qui se livrent à des massacres. Parallèlement, le Comté passe de la Maison de Flandre au Duché de Bourgogne, à la suite du mariage de la fille de Louis III, Marguerite de Flandre, avec Philippe le Hardi, Duc de Bourgogne. Leur fils, le futur Jean Sans Peur, est Comte de 1384 à 1401, avant de devenir Duc de Bourgogne et de transmettre le Nivernais à son Frère Philippe.
  • 1413 - Querelle des Armagnacs et des Bourguignons
  • A l’origine de cette guerre civile, le Duc de Bourgogne, Jean sans Peur, fait assassiner son concurrent Louis d’Orléans, frère du Roi Charles VI. Durant cette guerre civile qui embrase la France, partagée en deux factions, le Nivernais est placé inconfortablement entre la Bourgogne d’une part, le Berry et le Bourbonnais favorables aux Armagnacs d’autre part. Cette situation géographique vaut aux Nivernais d’être les victimes de troubles, ravages et violences divers et variés. Le Comté est le théâtre des affrontements entre les deux camps.
  • 1424-1425
  • La Comtesse Bonne d’Artois, comtesse de Nevers depuis 1415 (veuve du comte Philippe tué à Azincourt), épouse Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, puis l’année suivante (1425) décède. Son fils Charles devient Comte. Parce qu’il est trop jeune, le Comté de Nevers est directement géré par les Bourguignons, ce qui lui vaut de subir d’autant plus les incursions des troupes françaises de Charles VII. Ainsi les ravages redoublent dans le Nivernais.
  • 1435
  • Réconciliation des Ducs de Bourbon et de Bourgogne, facilitée par le jeune comte nivernais Charles, puis réconciliation entre le roi de France et le duc de Bourgogne (traité d’Arras).
  • 1435-1444
  • Le Nivernais est très largement touché par les troubles, violences et actes de cruauté en tous genres, menés par les bandes de routiers, appelés aussi les "Ecorcheurs" ou les "Bouchers", qui parcourent toute la France.

Epoque Moderne - le Nivernais devient Duché

  • 1505, le Comté est transmis au Duc de Clèves (seigneur étranger).
  • 1538, le Nivernais devient logiquement un duché.
  • 1565, Mariage d’Henriette de Clèves avec Louis de Gonzague : :e Nivernais appartient à la " Maison de Gonzague " et connaît son âge d’or.
  • 1659-1789, Charles II De Gonzague, Duc de Mantoue, vend le Nivernais à la "Maison Mazarin". C’est le Cardinal Mazarin, Premier Ministre de Louis XIII, qui l’achète, puis le cède à son neveu.
    Cette période des XVIIème et XVIIIème siècles se distingue par un goût prononcé des Ducs du Nivernais pour la littérature. C’est l’époque notamment des philosophes des Lumières (Diderot, etc...) et des "esprits éclairés" dont les Ducs font partie.

XVIème siècle

L’histoire du commerce du bois (hêtres et chênes) commence dans le département. Vers 1540, le Flottage de bois est utilisé pour la première fois pour fournir Paris en bois de chauffe et de four, ainsi commence l’épopée des Flotteurs de bois qui va marquer l’économie du Département pendant 4 siècles.

XVIème siècle - XVIIème siècle

Les eaux thermales de Pougues-les-Eaux et Saint-Honoré-les-Bains connaissent une renommée grandissante. Le Docteur Jean Pidoux, médecin à la Cour de France sous Henri III, met en évidence les vertus bénéfiques des sources thermales de Pougues-les-Eaux pour l’appareil digestif. Sur ses conseils, Henri III s’y rend et en repart soigné. Ce "miracle" propulse Pougues-les-Eaux jusqu’à la cour de France.
Outre Henri III, d’autres viendront prendre ses eaux, parmi lesquels Henri IV, Louis XIV, Gaston d’Orléans ou encore Jean-Jacques Rousseau.
Anciens thermes de Pougues- les- Eaux – crédit photo CG58

Le Nivernais dans la Révolution

  • 1789-1792, le Nivernais alors un peu isolé et occupé surtout par la crise de subsistance s’illustre un peu par l’ignorance de ce qui se passe à Paris.
  • 1792, le mouvement sans-culotte minoritaire, premiers troubles.
  • 1793, la Nièvre bascule dans la Révolution Jacobine, surtout à Nevers et Clamecy. Hormis ces deux villes, le reste du Département est plus modéré.
  • les actions de Fouché dans la Nièvre : déchristianisation et mise en place de taxes et réquisitions révolutionnaires de toutes sortes qui entraînent famines et pauvreté.
mise à jour le lundi 25 février 2008
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