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 Mercredi 23 Mai 2012 - St Didier
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Suivi Qualité des Eaux Superficielles (Chap. 3 - Système d’évaluation)

Ce document est composé de trois parties auxquelles vous pouvez accéder soit en déroulant l’ensemble des éléments, soit en cliquant sur le chapitre qui vous intéresse plus particulièrement dans la liste ci-dessous :
 ► Composition du réseau   -   Les points de suivi   -   Pourquoi surveiller la qualité de l’eau ?
    • 2 Comment évaluer la qualité de l’eau ?   -   Paramètres physico-chimiques   -   Analyses biologiques
 ► Le système d’évaluation   -   Résultats des analyses   -   Grilles - Classes et indices de qualité
    •  Renseignements


Le Conseil Général, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, a souhaité mettre en place un Réseau Départemental de Suivi de la Qualité des Eaux Superficielles sur le département de la Nièvre.

Les eaux superficielles en Nièvre - Sources : CG58 - SDE L’objectif de ce réseau est d’obtenir des données patrimoniales sur les principaux bassins hydrographiques de la Nièvre. Il vient complèter les points de contrôle suivis par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.

Le Conseil Général s’inscrit comme acteur d’une politique européenne de l’eau. En effet, la Directive Cadre Européenne va dans le sens de la protection de la ressource. Elle fixe des objectifs ambitieux pour la préservation et la restauration de l’état des eaux superficielles et souterraines. Le bon état écologique et chimique de tous les milieux aquatiques devra être atteint en 2015.
Les connaissances apportées permettront à tous les acteurs et usagers de valoriser et préserver cette richesse.

    ►  Vous consultez actuellement le CHAPITRE 3 :

■   Le Système d’Evaluation de la Qualité de l’Eau appelé SEQEau :
Le SEQEau permet d’évaluer la qualité de l’eau, il est fondé sur la notion d’altération.
Les paramètres de mêmes natures ou de mêmes effets sont regroupés en altérations.

Les paramètres de mêmes natures ou de mêmes effets sont regroupés en altérations.
L’état physico-chimique de l’eau ne peut être évalué que si toutes ces altérations sont mesurées :
   . les matières organiques et oxydables
   . les matières azotées hors nitrate
   . les nitrates
   . les matières phosphorées
   . les effets des proliférations végétales
   . les particules en suspension
   . la température
   . l’acidification

La démarche physico-chimiques consiste à caractériser la présence d’éléments polluants. Les matières polluantes les plus fréquemment recherchées sont :
   . Les matières organiques (MOOX) :
Elles représentent l’ensemble des substances susceptible de provoquer une consommation d’oxygène dissous des cours d’eau. Le milieu en contient naturellement, seul un apport excessif (principalement dû aux rejets industriels, domestiques ou agricoles) engendre une nuisance. Une très grande pollution peut alors provoquer une desoxygénation des eaux et une mortalité de poissons.

   •  Les matières phosphorées :
Le phosphore est considéré comme l’élément essentiel d’apparition de l’eutrophisation : phénomène de production végétale excessive due à des fertilisants (tel que phosphore et nitrate) mais aussi à la quantité d’ensoleillement, la température et la vitesse du courant ; il en résulte un appauvrissement du milieu en oxygène dissout.
La pollution par les matières phosphorées résulte essentiellement des rejets urbains (rejets de stations d’épuration et pertes par les réseaux d’assainissement), des rejets industriels et de l’agriculture.

   •  Les nitrates :
La pollution par les nitrates provient des rejets directs urbains et industriels mais aussi des rejets agricoles, par le lessivage des sols à l’occasion d’épisodes pluvieux. Les nitrates contribuent avec le phosphore à l’apparition de phénomènes d’eutrophisation.


■   Résultats d’analyses - Grilles d’évaluation :
Les résultats d’analyses sont comparés à une grille nationale d’évaluation de la qualité de l’eau. Elle permet d’évaluer l’état physico-chimique de l’eau pour les macro polluants.
La grille fixe 5 classes de qualité :
- La classe 1A, ( en bleu) caractérise les eaux exemptes de pollution, aptes à satisfaire les usages les plus exigeants en qualité. La qualité est « très bonne ».

- La classe 1B, (en vert) caractérise les eaux d’une qualité légèrement moindre, ces eaux peuvent néanmoins satisfaire tous les usages. La qualité est dite « bonne ».

- La classe 2, (en jaune) caractérise les eaux d’une qualité « passable », suffisante pour l’irrigation, les usages industriels, la production d’eau potable après un traitement poussé. L’abreuvage des animaux est généralement toléré. Le poisson y vit normalement mais sa reproduction peut y être aléatoire. Les loisirs liés à l’eau y sont possibles lorsqu’ils ne nécessitent que des contacts exceptionnels avec elle.

- La classe 3, (en orange) caractérise les eaux d’une qualité « mauvaise », juste apte à l’irrigation, au refroidissement et à la navigation. La vie piscicole peut subsister dans ces eaux, mais cela est aléatoire en période de faibles débits ou de fortes températures par exemple.

- La classe 4, (en rouge) caractérise les eaux dépassant la valeur maximale tolérée en classe 3 pour un ou plusieurs paramètres. Elles sont considérées comme inaptes à la plupart des usages et peuvent constituer une menace pour la santé publique et l’environnement. La qualité est dite « très mauvaise ».



Grille de Qualité de l’Eau selon le SEQ EAU - Version 2
Grille de Qualité de l'Eau selon le SEQ EAU - Sources : CG58-SDE
Il existe également deux autres grilles d’évaluation :
- le Seq-Biologie : évalue la qualité biologique du cours d’eau (en cours d’évaluation)
- le Seq-Physique : évalue le degré d’artificialisation du cours d’eau (en cours d’élaboration)


■   Classe et indice de qualité sur une période :
La règle des 90% (méthode d’agrégation des prélèvements sur une période) est appliquée.
L’objectif de cette méthode est de fournir l’évaluation de la qualité dans des conditions critiques, mais en évitant de prendre en compte les situations exceptionnelles. On cherche alors à retenir les prélèvements donnant la moins bonne qualité, à condition qu’elle soit constatée dans au moins 10% des prélèvements. C’est la règle des 90%.

Au niveau d’une station de mesure, la qualité annuelle correspond donc à celle du prélèvement le plus mauvais lorsqu’il y a moins de 10 campagnes par an.


■   Renseignements :
- Vous pouvez contacter : Corinne Carré-Revenieau
   . CG58 - Service de l’Eau - Rue Jean Giono - 58 640 Varennes Vauzelles
   . Téléphone : 03 86 71 81 20
   . Courriel : sde@cg58.fr

■   Plus d’informations :
- Revenir au menu de la rubrique « Tout savoir de l’eau en Nièvre - Eaux vives et eau potable - Assainissement »
- Voir la présentation du Service De l’Eau (SDE)
- Connaître les compétences du Conseil Général dans le domaine de l’eau
- Découvrir les aides du Conseil Général en matière de politique de l’eau

- Découvrir le rôle et les missions des "Agences de l’Eau"
- Voir la base nationale de données sur les eaux souterraines
- Accéder au site de la Diren Bourgogne

mise à jour le mardi 3 août 2010
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