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 Mardi 09 Février 2010 - Ste Apolline
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La Loire

Vue des bords de Loire - Sources : Stéphane JEAN-BAPTISTE
Du Mont Gerbier à St Brévin-les-Pins, la Loire, appelée aussi "la Majestueuse", doit sans doute ce surnom à ses couleurs et son cours, long de 1 012 kilomètres, si mystérieux et imprévisible, qui procurent chez nous une fascination certaine et appellent à la contemplation.

Au Bec d’Allier, frontière entre la Nièvre et le Cher, l’Allier rejoint la Loire qui se divise alors en une multitude de bras secondaires s’étirant chacun sur plusieurs kilomètres et d’îles boisées sauvages. Ces îles forment un des derniers exemples de "lit en tresse" européen.

Puis, à partir de ce "grand site naturel" du Bec d’Allier, classé site Panda par le WWF en 2004(*), la Loire devient un fleuve large et majestueux jusqu’à son embouchure à Saint Nazaire où elle se jette dans l’océan Atlantique.
Auparavant la Loire aura notamment traversé dans son parcours nivernais, les villes de Decize, Nevers, La Charité-sur-Loire, Pouilly-sur-Loire et Cosne-Cours-sur-Loire.

Malgré plusieurs barrages et d’importantes protections latérales contre les crues (des turcies ou levées), la Loire est souvent présentée comme le « seul grand fleuve sauvage » survivant en France : elle est aussi un « royaume » de paysages somptueux et de milieux naturels très riches.

Ces paysages naturels préservés sont exceptionnels sur un plan écologique. L’écosystème est en effet très riche et diversifié puisqu’on y dénombre tout de même plus de 500 espèces végétales différentes.

Cette typicité si curieuse donne même des airs de paysage africain. L’impression en est renforcée par la présence d’oiseaux migrateurs trans-sahariens : la Loire est aussi le lieu de halte et d’hébergement de près de 200 espèces d’oiseaux !

La Loire a engendré une civilisation ligérienne qui lui est propre, avec ses traditions, ses savoir-faire, ses coutumes, son parler, même si aujourd’hui, avec la disparition de la navigation, cette identité est perçue de manière moins évidente.

■ Le Bec d’Allier :
Le secteur de la pointe du Bec d’Allier, à la confluence de la Loire et de l’Allier, possède une situation de privilège. Souvent menacé par diverses dégradations depuis de nombreuses années, c’est grâce à l’acquisition des terrains par le Conseil Général de la Nièvre et WWF que ce site a pu être conservé pour le bonheur de tous.

La Loire au Bec d'allier - Sources : Stéphane JEAN-BAPTISTE Après une collaboration en 1997, ces deux entités ont poursuivi leur partenariat en instaurant le deuxième Site Panda de France. Après la Brenne, région aux milles étangs, le Bec d’Allier fut choisi dans le but d’illustrer le caractère exceptionnel des zones alluviales. Souvent mal connues du grand public, les zones humides sont pourtant indispensable au renouvellement de la ressource en eau. Elles jouent le rôle de filtre naturel et d’éponge lors de crues ou fortes pluies.

Confluence de la Loire et de l’Allier, le Bec d’Allier est le point de rencontre de deux rivières aux tempéraments bien différents. Considérées comme faisant partie des dernières rivières sauvages d’Europe, la Loire représente le calme et l’Allier le côté fougueux. A l’origine de remarquables paysages et de milieux naturels magiques, cette confluence offre une diversité de ce milieu et permet de découvrir une mosaïque de flore et de faune. Celles-ci peuvent être facilement observable à partir de l’observatoire du Sentier du Passeur. Le site fut ainsi classé en 2004.

■ Le canal latéral à la Loire :
Le canal latéral à la Loire est un ouvrage hydraulique reliant Digoin à Briare. La construction de celui-ci fut décidée en 1806 par Napoléon 1er. Après de nombreuses remises en question et abandons, les travaux débutèrent en 1827 pour s’achever en 1836. Long de 196km, le canal latéral de la Loire compte plus de 37 écluses, en excluant les divers et nombreux embranchements.
Celui fut envisagé car les communications par voies navigables, naturelles ou artificielles apparaissaient comme l’un des moyens les plus économiques pour favoriser les échanges et le commerce.

La France ayant la chance de posséder un réseau fluvial naturel important, le creusement de quelques canaux compléterait efficacement cette richesse. La mise en service du canal attira une partie important du trafic de la Loire (environ 400 000 tonnes), favorisant ainsi le développement de certaines villes.

Vue du canal latéral à la Loire - Sources : CG58 En 1866, plus de 900 000 tonnes transitaient par le canal. Il fut alors décidé de l’aménager pour en augmenter le gabarit en 1890. Après les différentes évolutions technologiques, et l’importante concurrence du train, la majorité du trafic fluvial annuel diminua largement.

Aujourd’hui, celui-ci oscille entre 100 000 et 200 000 tonnes. Cependant, l’activité du canal s’oriente désormais vers les loisirs. Entre 1978 et 1998, les mouvements de bateaux commerciaux ont chuté de 70% tandis que pour la même période, le trafic des bateaux de plaisance triplait. Cette navigation de plaisance a permis le développement des stations de louage, redonnant ainsi un certain dynamisme au canal latéral à la Loire.

Ce canal comprend certains des plus fameux ouvrages de la voie d’eau et notamment le grand pont-canal métallique de Briare, qui détint jusqu’en 2003 le record européen de longueur dans sa catégorie.
• Départements traversés : Cher (18) , Loire (42) , Nièvre (58)
• Principales villes traversées : Decize, Nevers, la Charité sur Loire, Sancerre, Marseilles les Aubigny, Dompierre sur Besbre.

■ Plus d’infos :
- (*) En savoir plus sur le Bec d’Allier classé site Panda par le WWF en 2004
- Pour tout connaître de la Loire
- Découvrez le site du Pavillon du Milieu de Loire


mise à jour le vendredi 31 juillet 2009
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