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 Vendredi 10 Septembre 2010 - Ste Inès
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Les Nivernais célèbres



Certaines personnalités d’origine nivernaise se sont démarquées, de par leur talent dans un domaine ou dans un autre, jouissant d’une renommée qui a largement dépassé les frontières de la Nièvre. Elles font aujourd’hui la fierté de notre Département... Que cela se sache, il y a un génie " made in Nièvre " !

Voici quelques-uns de ces personnages...
Pierre-Auguste ADET | Adam BILLAUT | Charles BINET-SANGLÉ | Henri BOUQUILLARD | Alain COLAS | André DUPIN dit "l’Aîné " | Raoul FOLLEREAU | Maurice GENEVOIX | André GIROUD de VILLETTE | Achille MILLIEN | Marguerite MONNOT | Jean PIDOUX | Louis POUZIN | Romain ROLLAND | Louis Antoine Léon de SAINT JUST | Edouard SEGUIN | Claude TILLIER | Louis VICAT |...

Vous pouvez aussi cliquer sur chaque portrait du bandeau ci-dessus et accéder directement à l’article.


Pierre-Auguste ADET :

Pierre-Auguste ADET - Sources : Wikipédia2007 Diplomate né à Nevers le 17 mai 1763 et mort à Paris le 19 mars 1834.

Passionné de chimie, ancien préparateur du grand Lavoisier, il est d’abord Docteur-Régent de la Faculté de médecine de Paris. Mais très vite, il s’engage dans la politique en devenant, en 1795, ambassadeur aux Etats-Unis.
Sa renommée étant acquise, il devient Conseiller-Maître à la Cour des Comptes de 1813 à 1834. Entre temps (entre 1803 et 1809), il revient prendre des responsabilités sur ses terres natales en devenant Préfet de la Nièvre.
Sa carrière brillante lui vaut des distinctions honorifiques parmi lesquelles la légion d’honneur.


Adam BILLAUT :

Adam Billaut portrait extrait du livre de Daniel Hénard et Jacques Trefouël Achille Millien « Nivernais Passeur de mémoire »Poète né le 31 janvier 1602 à Nevers (ou Saint-Benin des Bois) et mort en 1662. Marié aux alentours de 1630 à Catherine Renard, il partage alors son temps entre Paris et Nevers où vit sa femme et compose, à cette période, des vers pour le Duc de Nevers.

Il devient l’un des premiers poètes ouvriers (à la fois menuisier, poète et chansonnier), et son principal ouvrage, Les Chevilles (1644), a connu un grand succès critique. L’histoire retient aussi qu’il a été le protégé de Marie de Gonzague et le pensionnaire de Richelieu.

Complimenté par Corneille comme par Voltaire, il fut appelé le " Virgile du rabot ". À sa mort en 1662, son ami Berthier publia deux œuvres : "Le vilebrequin" et "Le rabot".


Charles BINET-SANGLÉ :

Charles Hyppolite Louis Jules BINET est né à Clamecy, sous-préfecture de la Nièvre, le 4 juillet 1868 et décédé le 14 novembre 1941 à Nice.
Médecin miltaire et néomalthusien, antropologue classifié anthropogénétiste, auteur de nombreux ouvrages et publications médicales. Notamment connu pour son livre : la folie de Jésus.

Charles Binet-Sanglé - Sources : Service Historique de la défense - Armée de terre - Château de Vincennes - Extrait du mémoire d'Eric Hello La route de Charles Binet-Sanglé a croisé celle de personnages illustres comme Jean-Martin Charcot, neurologue et clinicien français, professeur d’anatomie pathologique, intéressé par une classification des psychopathologies, connus pour ses travaux sur l’hypnose et l’hystérie et pour l’influence qu’il exerça sur Sigmund Freud qui assista à ses cours de10/1985 à 02/1886. Grâce à Charcot l’hôpital de la Salpêtrière devient un lieu de passage obligatoire pour tous les médecins progressistes de la fin du XIX° et du début du XX° siècle.

Il rencontre également Pierre Janet, son confrère à l’école de Psychologie de Paris, à l’époque où cette science se met en place. Il entretient aussi une relation avec Alexandre Lacassagne, médecin français et l’un des fondateurs de l’anthropologie criminelle, jusqu’à la mort de ce dernier en 1924.

Charles Binet-Sanglé est élu Professeur à l’Ecole de Psychologie de Paris en 1902, sous le patronnage de Marcelllin Berthelot, professeur de chimie organique (Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences), Théodule Ribot (philosophe et l’un des fondateurs de la psychologie française), Carde (Professeur au Collège de France), Bobin et Huchard (membres de l’Académie de Médecine), Dubois et Giard (Professeurs à la Sorbonne) et Voisin (médecin à la Salpêtrière). On y professe les cours suivants : Psychologie des animaux, Psychiatrie, Physiologie sociologique, Psychologie des dégénérés, Psychologie des criminels, Hypnotisme expérimental, Hypnotisme thérapeutique.

Les écrits de Binet-Sanglé ne sont à aucun moment « militariste » et sa hiérarchie n’a jamais cessé de répéter qu’il n’avait rien d’un militaire. Son indépendance de caractère, son originalité et la liberté qu’il revendique pour conduire et poursuivre coûte que coûte, ses motivations scientifiques n’illustrent pas le profil type du médecin militaire. Les conflits avec sa hiérarchie, ainsi que la difficulté à trouver sa place dans le contexte militaire de l’époque en témoignent également.

Pris dans un réseau d’implications multiples autour de l’eugénisme, du mathusianisme, de l’antropogénétique, Charles Binet-Sanglé est finalement le témoin de la complexité des débats de l’époque, qui réunissent fortuitement enjeux politiques, sociaux, philosophiques, médicaux et scientifiques.

Un prix du Dr Binet-Sanglé (philosophie) a été créé en 1952 en son honneur.

=> Pour en savoir plus sur Charles Binet-Sanglé : découvrez le mémoire d’Eric HELLO
Mémoire de Master 2 HPMS sous la direction de Pascal Duris. Universités de Bordeaux 1 et 3. Biographie, présentation de l’oeuvre de ce médecin rattaché aux courants eugéniste et néomalthusien qui marquèrent la fin du XIXe siècle et le début du XXe.


Henry BOUQUILLARD :

Henri Bouquillard – Source photo Chemindememoire.gouv.fr

• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération - Décret du 29 janvier 1941
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille de la Résistance
• Médaille Commémorative 1939-1945 avec agrafe « France-Libération »
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• 1939-1945 Star (GB) avec agrafe « Battle of Britain »
• Air Crew Europe Star (GB)
• War Medal 1939-1945 (GB)

Fils de notaire, Henry Bouquillard est né le 14 juin 1908 à Nevers. Il fait ses études au lycée de Nevers puis, bachelier, commence des études en droit et agronomie. Il devance l’appel en 1928 et effectue son service au 13° Bataillon de chasseurs à pied. A l’issue de ce service, il s’engage comme sergent au 35° Régiment d’infanterie à Belfort.

Il quitte l’armée en 1932 et, passionné d’aviation, entre dans l’équipe de Maryse Bastié à Orly. Sous-officier de réserve, il est transféré dans l’armée de l’air en juillet 1938 et obtient son brevet de pilote militaire.

A la déclaration de la 2° Guerre Mondiale, il est moniteur à l’Union des Pilotes Cvils de France à Paris, puis mobilisé comme moniteur au Centre de Bourges. En vain il demande à plusieurs reprises, à partir en escadrille, mais obtient finalement en février 1940 d’être envoyé en stage à l’Ecole d’acrobatie de Salon de Provence. Muté au Bataillon de l’air 108 à Montpellier il devient en mai moniteur à l’école de pilotage de Marrakech (Maroc).

Profondément affecté par la signature de l’armistice, il embarque en fraude à Casablanca sur un cargo anglais rapatriant des troupes polonaises. Après une escale à Gibraltar, Henry Bouquillard parvient le 17 juillet 1940 à Glasgow où il s’engage dans les Forces Françaises Libres (FFL). Sur ce même bateau se trouvent plusieurs volontaires français parmi lesquels Romain Gary.

Affecté en Irlande du Nord au 245° Squadron de la Royal Air Force puis au 615° Squadron à Prestwick en Ecosse, le 1er octobre 1940 l’adjudant Bouquillard entre au 249° Squadron avec lequel il prend part à la Bataille d’Angleterre.
Le 25 octobre, alors qu’il effectue sa 18°mission, son appareil est touché au cours d’un combat aérien ; grièvement blessé il parvient à atterrir à Rochester. A peine remis de ses blessures, il reprend sa place au combat dans son escadre au mois de novembre et en décembre,se trouve affecté au 615° Squadron de la RAF (Royal Air Force).

Le 29 janvier 1941, Henri Bouquillard est nommé parmi les premiers Compagnon de la Libération. Il est le même jour, nommé membre du premier Conseil de l’Ordre de la Libération par le Général de Gaulle.

Titulaire de deux victoires aériennes homologuées, il est promu sous-lieutenant le 1er mars 1941. Le 11 mars 1941, participant à une mission en escadrille dans la région de Douvres celle-ci est attaquée par deux appareils allemands. Il se lance à leur poursuite mais son Hawker Hurricane est abattu aux environs de Tilbury.
Henry Bouquillard a été inhumé après guerre au cimetière de Nevers.

Romain Gary lui rend d’ailleurs hommage dans La promesse de l’aube : " Il n’a pas sa rue à Paris mais pour moi, toutes les rues de France portent son nom ".


- Sources : site de l’Ordre de la Libération, avec tous nos remerciements.


Alain COLAS :

Alain Colas & Manureva – Sources Alexandre ColasAlain Colas est un navigateur français né le 16 septembre 1943 à Clamecy (Nièvre), disparu en mer le 16 novembre 1978.

Après des études classiques, de littérature et d’anglais (philologie et école d’interprétariat à la Sorbonne), il part à la recherche de nouveaux horizons pour Sydney où un poste est vacant à l’université. Il devient Maître de conférences. Passionné de canoë-kayak, il a fondé en 1963 le club de Clamecy. En Australie, il passe à la vitesse supérieure en découvrant la voile et la passion de la course au large.

Un an plus tard, en 1967 il rencontre Eric Tabarly, qui dispute la course Sydney-Hobart. Il rejoindra Tabarly pour la transatlantique de 1968, à bord d’un multicoque expérimental géant : Pen Duick IV. En 1970, il rachète a Tabarly ce trimaran. C’est en 1972, sur le Pen Duick IV qu’il remporte la quatrième course transatlantique anglaise en solitaire en pulvérisant , à Newport, le record de l’épreuve.

Il annonce alors son prochain objectif : le premier tour du monde en solitaire en multicoque avec Pen Duick IV rebaptisé MANUREVA "L’oiseau du voyage" en tahitien. Alain Colas battra, en 1974, le record du tour du monde en solitaire détenu par Sir Francis Chichester. C’est le premier à réussir un tel pari.

En 1975, il conçoit et met en œuvre un voilier de quatre mâts et de 72 mètres de long, le "Club Méditerranée" à la pointe de la technologie.

En 1978, il participe à sa dernière course, celle qu’il ne gagnera jamais : il disparaît au cours de la première "Route du Rhum" à bord de Manureva, au large des Açores.

Homme de conviction, sportif, idéaliste, homme d’entreprise et de communication, Alain Colas aura su faire évoluer son sport grâce à son intelligence. Il a développé à bord du " Club Méditerranée " une sorte de laboratoire météorologique et a su utiliser les sponsors afin d’évoluer techniquement. Il a également écrit des ouvrages et de nombreux articles.

"Ce héros de la mer" toujours avide de se surpasser et apprécié pour ses qualités, sa pugnacité , son culot pour forcer les portes des mécènes, des médias... a donné à tous l’image du dépassement de soi, de l’effort et de l’humilité. "Il a su aller à la rencontre de ses rêves" et son nom restera à jamais inscrit en filigrane dans le ciel de Clamecy.


André DUPIN dit " Dupin l’Aîné "

André Dupin Aîné – source photo Musée Auguste Grasset - VarzyAvocat et homme politique né à Varzy le 1er février 1783 et mort à Paris le 10 novembre 1865.

Il se tint à l’écart de la politique durant la Première Restauration mais en mai 1815, sous les Cent-Jours, devint député de l’arrondissement de Château-Chinon (Nièvre). Siégeant le plus souvent avec l’opposition libérale, il prit une part importante aux travaux de l’Assemblée.

Le 25 février 1824, il s’était présenté sans succès à la députation dans le 1er arrondissement électoral de la Nièvre (Nevers). Il fut en revanche élu le 21 mai 1827 dans la 2e circonscription de la Sarthe (Mamers) puis également élu le 27 novembre de la même année dans deux arrondissements de la Nièvre : celui de Nevers et celui de La Charité-sur-Loire. Il opta pour le second et siégea en tant que député au centre gauche.

Président de la Chambre des députés en 1832 il devint pair de France, Président de l’Assemblée Constituante en 1848, puis de l’Assemblée législative en 1849 et enfin sénateur en 1857. Il fut également membre de l’Académie française, après son élection en 1832.

L’année décisive quant à son avenir est 1817, lorsqu’il rencontre et défend au cours d’un procès le Duc d’Orléans, futur Louis Philippe Ier, avec qui il lie une amitié durable. Ce même Louis Philippe va en effet le propulser à son Gouvernement en 1830 et le nomme Procureur Général. Proche de Louis-Philippe d’Orléans, roi des Français en 1830, André Dupin fut un acteur politique important de la politique française après la chute de l’Empire Napoléonien sous les deux Restaurations. Défenseur devant la Chambre des pairs de nombreux accusés politiques, dont le maréchal Ney et Savary, il fut, à la Chambre des députés, le rapporteur de la Charte de 1830.

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Raoul FOLLEREAU :

Raoul Follereau – Source photo artculturel.itNé le 17 août 1903 à Nevers et mort le 6 décembre 1977 à Paris.

Surnommé le " vagabond de la charité ", cet homme est avant tout un homme de cœur qui a fait de sa vie un combat contre l’injustice sociale, la misère et l’égoïsme des plus puissants.

Après des études de philosophie et de droit, il renonce à devenir avocat, préférant une carrière de journaliste où il pourra " aller sur le terrain ". A l’adolescence déjà, il a des idéaux pleins la tête : Il fait, à 15 ans, sa première conférence sur le thème mais c’est en 1936 qu’il s’engage à 100 % dans ce combat quand, lors d’un reportage sur le fleuve Niger, il aperçoit des Lépreux.

Bouleversé par la misère dans laquelle ils sont, il décide de mener pleinement la lutte contre cette maladie, à la suite de sa rencontre avec le Père Charles de Foucauld, lui-même déjà engagé.

C’est alors qu’en 1942 il se lance dans sa campagne de 1200 conférences, dans le but de collecter des fonds (grâce à celles-ci, le premier village pour les Lépreux a été construit en Côte d’Ivoire) et de sensibiliser les opinions dans le Monde entier.

Après avoir créé la Journée Mondiale des Lépreux en 1954, il fonde en 1967 l’Association Raoul Follereau qui a pour vocation de lutter contre la maladie, mais aussi contre l’exclusion dont les malades souffrent, en leur apportant toute la dignité qu’ils méritent. Cette association est aujourd’hui toujours active et les bénévoles sont nombreux à poursuivre le combat de Raoul Follereau.

S’il est un homme de terrain avéré, Raoul Follereau est aussi homme de lettres, puisqu’il a écrit pas moins de 44 ouvrages - poèmes, romans, pièces de théâtre et autres récits de voyages - tous empreints de sa ferveur catholique, de son profond humanisme et de sa soif de justice sociale.


Maurice GENEVOIX :

Maurice Genevoix – Source photo academie-francaise.frEcrivain né à Decize le 29 novembre 1890 et mort le 8 septembre 1980.

Deux périodes bien distinctes caractérisent la carrière de l’écrivain : la guerre et l’après.

Mobilisé en 1914, il doit interrompre ses études à l’Ecole Normale Supérieure pour rejoindre le front. Il tire de cette épreuve terrible une grave blessure mais aussi une œuvre considérée aujourd’hui comme un des plus grands témoignages de la Première Guerre Mondiale : Ceux de 14, composé de cinq volumes Sous Verdun (1916), Nuits de guerre (1917), Au seuil des guitounes (1918), La Boue (1921), Les Éparges (1923), décrit en effet avec une grande justesse la vie des Poilus.

Puis, la paix revenue, son œuvre change de direction et de sujet pour se consacrer avant tout à la description de la nature - paysages, champs et forêts - et de la vie des habitants de son Val de Loire natal.

Parmi ses ouvrages les plus célèbres, on peut citer Raboliot, pour lequel il reçoit le prix Goncourt en 1925, l’Assassin (1932), La Dernière Harde (1938), L’Hirondelle qui fit le printemps (1941), Routes de l’aventure (1959), La Loire, Agnès et les garçons (1962), Derrière les collines (1963), Beau Français (1965), La Forêt perdue (1967), Tendre bestiaire (1969), Un jour (1976), Loreleï (1978), Trente mille jours (1980) etc...

L’histoire retient aussi qu’il a été élu à l’Académie Française en 1946.


André GIROUD de VILLETTE :

Giroud de Villette – Source photo Annie Delaitre-rélu – Les pages clamecycoises – textes sur Le morvandiau de ParisNé le 17 décembre 1752 à Clamecy et mort en 1787.

L’Histoire a négligé son nom, mais André Giroud de Villette est, le 19 octobre 1783, le premier compagnon de Pilâtre de Rozier à tenter l’aventure d’une ascension en ballon captif.

Clamecy n’offrant que peu de perspectives d’avenir dans le domaine des sciences physiques et de la chimie qu’il affectionne particulièrement, il quitte sa ville natale, destination Paris. Là-bas, il devient rapidement l’associé de l’industriel parisien, M. de Révillon, grâce auquel il rencontre les frères Montgolfier. Giroud de Villette s’engage alors dans l’histoire de l’invention du ballon, invention essentielle puisqu’elle a permis à l’homme de vaincre les lois de la pesanteur qui semblaient l’attacher à jamais à la surface de notre terre. Le 19 octobre 1783 est le jour décisif où Pilâtre et Giroud de Villette s’élèvent à 324 pieds (105 mètres).

De retour sur la terre ferme, les expérimentateurs reçoivent des applaudissements mérités pour leur zèle et leur courage et sont salués unanimement par la presse : le " Journal Officiel " déposé à la Bibliothèque Nationale, relate cette ascension, et le Journal de Paris publie une lettre de Giroud de Villette qui donne ses impressions et fait preuve d’une grande lucidité en prévoyant l’utilisation de l’aérostation. Il meurt à Paris en 1787 à l’âge de 35 ans.


Achille MILLIEN :

Achille Millien – Couverture du livre de Daniel Hénard et Jacques Trefouël Achille Millien « Nivernais Passeur de mémoire »Ethnologue et écrivain français né à Beaumont-la-Ferrière le 5 septembre 1838 et mort en 1927. C’est à sa mère, originaire des Amognes, qu’il doit le goût de la terre nivernaise et de ses traditions.

Attentif dès son enfance aux contes et chansons, il entreprend dès 1874 un travail de collecte sur l’ensemble de l’ancienne province du Nivernais : Chaque année il se fixe un itinéraire et part avec un ami musicien chargé de noter les mélodies des chansons recueillies. Ce travail de collecte très poussé engendre un premier recueil de poèmes qui paraît en 1860 puis une " Encyclopédie du Nivernais traditionnel " englobant l’ensemble de ses collectes. Il donne aussi quelques contes à divers journaux locaux (tel " le Journal de la Nièvre ") ou encore dans des revues folkloriques (" Mélusine ", " la Revue des Traditions Populaires " etc...)

Le résultat de ses enquêtes forme une collection gigantesque : plus de 2100 mélodies notées avec leurs paroles, plus de 900 variantes de contes, des centaines de légendes, des proverbes, de nombreux documents sur le blason, les coutumes, les pratiques, les croyances populaires, la faune et la flore nivernaise etc...Ses enquêtes cessent en 1895 et, à partir de 1909, les soucis s ’accumulent pour lui (soucis de santé et matériels). Il reçoit la légion d’honneur en 1921.


Marguerite MONNOT :

Marguerite Monnot – Source photo La CamosineMarguerite Monnot est une pianiste et compositrice française de chansons et de musiques de films, née le 28 mai 1903 à Decize (Nièvre), décédée le 12 octobre 1961 à Paris. Cette concertiste d’exception a mis son immense talent au service de la chanson populaire.

On s’aperçoit vite qu’elle manifeste des talents musicaux précoces. A 8 ans ,elle interprète en concert Liszt, Chopin et Mozart. Un peu plus tard, elle suscite même les éloges de Camille Saint-Saëns. A 16 ans Marguerite Monnot entre au conservatoire à Paris et entame une tournée européenne. Mais la jeune concertiste doit brutalement interrompre sa carrière pour raison de santé et surtout de trac maladif...

C’est en 1936, que sa carrière prend un nouveau tournant, lorsque sa composition " L’étranger " reçoit le prestigieux Grand Prix de l’Académie Charles Cros du disque français en 1935. Chanté au début par Annette Lajon, " L’étranger " a été adopté par une jeune chanteuse de cabaret alors en pleine ascension, Edith Piaf, qui a fait sa connaissance par l’intermédiaire de Raymond Asso.

Marguerite mettra ensuite en musique " Mon Légionnaire ", d’abord chanté par Marie Dubas. Piaf reprendra à son tour cette chanson en 1937. Ce sera le début d’une collaboration fructueuse de près de 25 ans et d’une profonde amitié entre les deux femmes. Le duo Piaf-Monnot sera le premier couple féminin dans l’histoire de la chanson. Elle composera notamment une cinquantaine de musiques pour Edith Piaf, parmi lesquelles les célèbres Milord, L’Hymne à l’Amour ou encore Mon Légionnaire.

Elle connaît un succès international quand la " goualante du pauvre Jean " , devient le numéro 1 des ventes aux Etats-Unis. Elle va ensuite faire une escapade dans la comédie musicale avec Alexandre Breffort en composant la musique " d’Irma la douce " qui sera l’une des rares comédies françaises à triompher au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Par la suite, elle composera le fameux " Hymme à l’amour " écrit par Piaf en hommage à Marcel Cerdan. Puis ce sera " Milord ", sur les paroles de Georges Moustaki, une musique qui là encore connaît un énorme succès international.

Edith Piaf la surnommait affectueusement " la guite ". " C’était l’antithèse de Piaf : tendre, tranquille, jamais agressive ni mordante et surtout distraite ". Cette femme timide, refusant les honneurs, a toujours été rétive à faire connaître son talent et ses droits. Elle cultivait un vaste jardin secret et on disait d’elle qu’elle se déplaçait comme une ombre, faisant en quelque sorte un " bruit silencieux ".


Jean PIDOUX :

Grilles du Pavillon des Sources de Pougues les Eaux – Photo CG58Etonnant destin que celui de Jean PIDOUX, médecin successif de deux Rois de France et inventeur de la bonne fortune de Pougues-les-Eaux !

Né vers 1550, mort en 1610, Jean PIDOUX fut reçu médecin à Poitiers en 1571, avant de connaître les honneurs de la faculté de médecine de Paris en 1588. Introduit à la Cour auprès de Henri III, il se met au service de ce Roi de France à la santé fragile, jusqu’à l’accompagner dans ses déplacements à l’étranger.

Ayant la réputation d’être l’un des médecins " les plus savants de son temps ", Jean PIDOUX a su convaincre son royal patient de venir prendre les eaux à Pougues, dont il a analysé la composition et mis en évidence les vertus pour l’appareil digestif.

Accompagné de sa mère, Catherine de Médecis, Henri III en repartit guéri ! Ce " miracle " propulsa Pougues jusqu’à la Cour de France. Une réputation durable, confirmée par Henri IV - dont Jean PIDOUX devint également le médecin - et prolongée par les visites de Louis XIV, du Prince de Conti, de Jean-Jacques Rousseau... Entre autres curistes célèbres.

Médecin et homme de confiance du pouvoir royal, Jean PIDOUX introduisit en France l’usage des douches. Sa fille, Françoise, ne fut autre que la mère d’un autre " Jean " célèbre : M. de La Fontaine...


Louis Pouzin :

Sans lui vous ne seriez certainement pas devant votre écran en train de lire ce document !
Ingénieur français né le 20 Avril 1931 à Chantenay Saint Imbert (Nièvre) et diplômé de Polytechnique en 1950.

Louis Pouzin est l’inventeur et le concepteur du premier réseau à commutation de paquets et des premières formes d’interpréteur de commandes, innovation essentielle du concept du réseau Internet. Louis Pouzin lors d'une interview de la revue Newzy

Aujourd’hui sur Internet et grâce à la commutation de paquets, technique inventée à partir des idées de louis POUZIN, les ordinateurs peuvent dialoguer sans passer par un réseau commuté, c’est-à-dire sans qu’il y ait un lien direct entre l’émetteur et le récepteur.

Ayant participé à la conception de CTSS, il conçut également vers 1963 ou 1964 un programme appelé RUNCOM qui permettait l’exécution de commandes contenues dans un fichier, et que l’on peut considérer comme l’ancêtre de l’interpréteur de commandes et des shell scripts. C’est également lui qui proposa (vers la fin de 1964 ou le début de 1965) le terme de shell (coquille) pour désigner le langage de commandes de Multics et qui en définit assez précisément les principes (même si ce n’est pas lui qui l’a écrit, mais Glenda Schroeder du MIT).

Pour la petite histoire retenons simplement le commentaire de Maurice Allègre, délégué à l’informatique du Plan Calcul :

"Louis Pouzin, polytechnicien et chercheur de très grand talent, était à l’époque venu proposer un projet de réseau maillé d’ordinateurs basé sur quelque chose de totalement nouveau : la commutation de paquets. Très vite, les recherches basées sur ce concept ont connu un plein succès, au point que j’ai déployé de grands efforts pour faire adopter le projet par la Direction Générale des Télécommunications comme base pour leur futur réseau de transmissions de données, poursuivait M. Allègre. Le réseau en question s’appelle Cyclades. Je me suis malheureusement heurté à un mur. Nous aurions pu être parmi les pionniers du monde Internet (...), concluait le courrier de l’ancien haut fonctionnaire. Nous n’en sommes que des utilisateurs, fort distants des lieux où s’élabore le futur."

Louis Pouzin a été décoré Chevalier de la Légion d’honneur le 19 mars 2003 par Claudie Haigneré, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Retraité, il préside le conseil d’administration du Native Language Internet Consortium (NLIC) ainsi qu’Eurolinc, dont l’objectif est de promouvoir des technologies de gestion multilingue d’Internet.

(Sources : Ecole Polytechnique - Mairie de Chantenay Saint Imbert et Wikipédia )


Romain ROLLAND :

Romain Rolland - Source photo nobelpreix.org Ecrivain né le 19 janvier 1866 à Clamecy et mort le 30 décembre 1944 à Vézelay.

Il a notamment, au cours de sa brillante carrière d’écrivain, reçu en 1915 le Prix Nobel de Littérature, distinction suprême.

Son œuvre majeure, intitulée Jean-Christophe, est un cycle de 10 volumes répartis en trois séries.

Il faut tout d’abord savoir de lui qu’il a, avant d’être écrivain " à plein temps ", une carrière importante en tant que professeur. Après avoir été professeur d’histoire dans plusieurs établissements, d’histoire de la Musique à la Sorbonne, d’histoire de l’Art à l’Ecole Normale Supérieure, il est agrégé d’histoire en 1889 puis Docteur en Lettres. Mais, parce qu’il est timide et que sa vraie passion est ailleurs, dès lors que l’écriture lui apporte les revenus nécessaires pour survivre, il donne sa démission à l’Université (en 1912).

Son œuvre se comprend aisément au regard de ses passions et ses idées :

- Passionné de musique, il écrit beaucoup sur cet Art, avec notamment un ouvrage sur Beethoven à la fin de sa vie.

- Preuve de son engagement acharné contre la guerre en général et contre la Première Guerre Mondiale en particulier, son célèbre Au dessus de la mêlée est l’un des plus beaux manifestes pacifistes qui soient.

- Humaniste, il s’intéresse beaucoup aux philosophies de l’Inde et rend un hommage à Gandhi en 1924 en écrivant sur lui. Ce même Gandhi qu’il rencontrera d’ailleurs 7 ans plus tard.

- Intéressé par les idéaux de départ de l’Union Soviétique, Péguy (1944) s’intéresse au socialisme et à la religion.

- Enfin, très attaché à sa " petite patrie nivernaise " (Clamecy), son Colas Breugnon (1919), inspiré de ses souvenirs d’enfance et de la vie de ses ancêtres, se présente comme un récit bourguignon sur les mœurs du XVIIème siècle.

La fin de sa vie, il la passe en solitaire à Vézelay où il est de retour en 1937, après avoir profité quelques temps des rives paisibles du Lac Léman. Comme il l’a souhaité, il repose aujourd’hui dans le cimetière de Brèves, un petit village à côté de Clamecy auquel il a toujours été très attaché.


Louis Antoine Léon de SAINT JUST :

Saint-Just – Source photo assemblee-nationale.frHomme politique français, né à Decize (Nièvre) le 25 août 1767 et mort à Paris le 28 juillet 1794 qui se distingua pour son intransigeance sous la Terreur. Il fut surnommé l’" Archange de la Terreur " ou aussi " l’Archange de la Révolution ".

De septembre 1786 à mars 1787, il est placé, à la demande de sa mère, dans une maison de correction à Paris. En octobre 1787, il s’inscrit à la faculté de droit de Reims, déjà fréquentée auparavant par Brissot et Danton, et rentre l’année suivante à Blérancourt, où il séjourne jusqu’en septembre 1792.

L’épisode de la maison de correction a probablement eu une influence sur son poème Organt, critique de la monarchie absolue et de l’Église, au caractère parfois pornographique et dans la tradition cynique, publiée au printemps 1789.

Il assiste aux débuts de la Révolution à Paris, puis part rejoindre sa famille à Blérancourt, où il devient lieutenant-colonel de la garde nationale en juillet 1789. C’est au contact de cette population rurale qu’il fera son apprentissage d’homme politique en s’impliquant fortement dans la vie locale. Révolutionnaire exalté, il participe à la Fête de la Fédération en 1790, fait partie du cortège qui escorte Louis XVI au retour de sa tentative de fuite. Il fait alors la connaissance de Robespierre dont il devient un des proches. Comme ce dernier, il est fasciné par la culture gréco-romaine (d’où sont issues la démocratie et la République) et se compare volontiers à Brutus.

Plus tard il rejoindra les Montagnards et sera l’un des principaux orateurs, aussi bien lors du procès de Louis XVI que lors de la rédaction de la Constitution. Sa dureté et son incontestable talent rhétorique, qui en fera une des voix de la Montagne puis du Comité de Salut Public, se déchaînera contre ses adversaires girondins. Il sera l’un des acteurs de la chute des dantonistes et des hébertistes.

Libéré par l’insurrection de la commune de Paris lors de la crise de thermidor, il durcira son discours à l’égard de plusieurs de ses collègues suite à l’accélération de la crise par Robespierre, lors du discours de celui-ci devant l’Assemblée le 8 Thermidor. Cela lui vaudra son arrestation par les troupes fidèles à la Convention, le matin du 10 Thermidor. Il sera guillotiné avec les principaux partisans de Robespierre dans l’après-midi.


Edouard SEGUIN :

Edouard Seguin – Source photo erzwziss.uni-hamburg.de Edouard Séguin naît à Clamecy le 20 janvier 1812.

Il entreprendra des études de médecine auprès de Jean Gaspard Itard (1774-1838) père de l’oto-rhino-laryngologie et précurseur de la pathologie mentale infantile.

Le nom de Séguin apparaît en tant que " instituteurs des idiots " !... Au 19e siècle, le terme " idiot " appartient au langage courant et définit de manière générale les enfants déficients intellectuels. C’est le premier à avoir décrit le physique particulier des enfants atteints de trisomie 21.

Psychiatre et psychologue Edouard Séguin a consacré sa vie à l’éducation des enfants qu’ils soient normaux ou anormaux.

En 1840, il est chargé de l’instruction des enfants idiots à l’asile de Bicêtre. Mais devra cesser son activité car il n’est pas médecin. Il rédigera un ouvrage intitulé Traitement moral, hygiène et éducation des idiots, en 1846 dans lequel il préconise de bonnes conditions matérielles sur le plan de l’hygiène, nourriture, habillement et régime adapté à chacun.

En 1847, il créé à Pigalle le premier établissement destiné à une trentaine d’enfants arriérés. Il conçoit une école physiologique, pratique, fonctionnelle, où les enfants de moins de 7 ans bénéficient d’une éducation fondée sur le jeu, le chant et des exercices sensoriels et moteurs.

Après 1848, Edouard Séguin, qui a soutenu le mouvement révolutionnaire, ne retrouve aucun poste en France et a de sérieux problèmes financiers. Il part aux Etats-Unis où il crée une institution pour anormaux. Il est conseiller auprès de différents pouvoirs politiques qui se posent la question de la scolarisation d’enfants déficients. Il visite plusieurs écoles fondées sur le modèle de la sienne. En 1861, il obtient un diplôme de Docteur en Médecine décerné par l’Université de New York.

En 1873, il fait partie de la commission américaine présente à l’Exposition universelle de Vienne. Il est président de l’Association américaine des officiers de santé pour les idiots et les faibles d’esprit. Parallèlement, il publie de nombreux ouvrages et études sur l’éducation des enfants, posant les bases de ce que nous appelons maintenant les " méthodes actives ".

Edouard Séguin meurt le 28 octobre à 1880 à New York. Il n’aura jamais la notoriété de Maria Montessori, qui adopta la plupart de ses méthodes éducatives.


Claude TILLIER :

Claude Tillier - Source photo jeanfrancoisK.free.fr Pamphlétaire et romancier né le 11 avril 1801 à Clamecy et mort le 12 octobre 1844. Fils de serrurier, il est à 19 ans reçu bachelier ès-Lettres et devient Maître d’études au collège de Soissons.

En 1821, ayant tiré un mauvais numéro au Conseil de Révision, il se retrouve soldat, puis Maître d’études à Paris. Il revient comme surveillant au collège de Clamecy puis est nommé instituteur avant de devenir directeur d’école. Sa femme est sage-femme des pauvres.

Journaliste, pamphlétaire et romancier, Claude Tillier fonde "L’Indépendant" en 1831. Ses prises de position à l’encontre des notables locaux lui coûteront plus tard ce poste.

Parallèlement, il écrit beaucoup : d’un côté, il œuvre comme journaliste à " L’Indépendant " à Clamecy, puis à " L’Association ", un journal démocratique de Nevers, pour lesquels il écrit aussi des feuilletons ; de l’autre, il brille en tant qu’écrivain.

En 1842, il y publie sa pensée littéraire. Sa verve pamphlétaire contre les notables et ecclésiastiques lui vaut un procès et une lourde amende qui fait sombrer le journal. La publication de ses " Pamphlets " date de 1843. Une édition de ce recueil sort en 1906 préfacée par Marius Gerin.

Claude Tillier a également publié deux contes dans le journal L’Association "Comment le chanoine eut peur " en 1841 et " Comment le capitaine eut peur " en 1842. Il publia enfin deux romans : " Belle Plante et Cornélius " en 1846 et " Mon oncle Benjamin " en 1843, son œuvre la plus connue dont l’action se situe dans les années 1760.

Il meurt le 12 octobre 1844, au retour d’une randonnée à Clamecy, d’une maladie de poitrine. Claude Tillier repose à Nevers ; son monument se trouve dans le carré 8 du cimetière Jean Gautherin. Un buste de Claude Tillier a été érigé à Clamecy en 1903 ; on peut encore le voir rue du Grand Marché à Clamecy.


Louis VICAT :

Louis Vicat – Source photo WikipediaIngénieur né le 31 mars 1786 à Nevers et mort le 10 avril 1861 à Grenoble. A l’âge de 18 ans, il entre à l’Ecole Polytechnique puis, 2 ans plus tard, à l’Ecole des Ponts et Chaussées.

On lui doit notamment l’invention du ciment artificiel ou encore de l’aiguille Vicat (outil de mesure du temps de prise d’un ciment).

Voulant se consacrer à 100 % à ses recherches, il refuse un fauteuil à l’Académie des Sciences. Il publiera de nombreux ouvrages techniques comme :
- Recherches expérimentales sur les chaux de construction, les bétons et les mortiers ordinaires, 1818.

- Recherches sur les propriétés diverses que peuvent acquérir les pierres à ciments et à chaux hydrauliques par l’effet d’une complète cuisson précédées d’observations sur les chaux anormales qui forment le passage des chaux éminemment hydraulique aux ciments, 1840.

- Traité pratique et théorique de la composition des mortiers, ciments et gangues à pouzzolanes et de leurs emploi dans toutes sortes de travaux suivi des moyens d’en apprécier la durée dans les constructions à la mer, 1856.

Cette soif d’invention et de découverte lui vaut une reconnaissance internationale et de nombreuses décorations (légion d’honneur, etc...). Cité par Honoré de Balzac dans " Le curé de village en 1839 " qui demande alors "Quelle sera la récompense de Vicat, celui d’entre nous qui a fait faire le seul progrès réel à la science pratique des constructions ?".

mise à jour le jeudi 12 août 2010
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