Samedi 04 Février 2012 - Ste Véronique

Diplomate né à Nevers le 17 mai 1763 et mort à Paris le 19 mars 1834.
Passionné de chimie, ancien préparateur du grand Lavoisier, il est d’abord Docteur-Régent de la Faculté de médecine de Paris. Mais très vite, il s’engage dans la politique en devenant, en 1795, ambassadeur aux Etats-Unis.
Sa renommée étant acquise, il devient Conseiller-Maître à la Cour des Comptes de 1813 à 1834. Entre temps (entre 1803 et 1809), il revient prendre des responsabilités sur ses terres natales en devenant Préfet de la Nièvre.
Sa carrière brillante lui vaut des distinctions honorifiques parmi lesquelles la légion d’honneur.
Poète né le 31 janvier 1602 à Nevers (ou Saint-Benin des Bois) et mort en 1662.
La route de Charles Binet-Sanglé a croisé celle de personnages illustres comme Jean-Martin Charcot, neurologue et clinicien français, professeur d’anatomie pathologique, intéressé par une classification des psychopathologies, connus pour ses travaux sur l’hypnose et l’hystérie et pour l’influence qu’il exerça sur Sigmund Freud qui assista à ses cours de10/1985 à 02/1886. Grâce à Charcot l’hôpital de la Salpêtrière devient un lieu de passage obligatoire pour tous les médecins progressistes de la fin du XIX° et du début du XX° siècle.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération - Décret du 29 janvier 1941
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille de la Résistance
• Médaille Commémorative 1939-1945 avec agrafe « France-Libération »
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• 1939-1945 Star (GB) avec agrafe « Battle of Britain »
• Air Crew Europe Star (GB)
• War Medal 1939-1945 (GB)
Fils de notaire, Henry Bouquillard est né le 14 juin 1908 à Nevers.
Il fait ses études au lycée de Nevers puis, bachelier, commence des études en droit et agronomie. Il devance l’appel en 1928 et effectue son service au 13° Bataillon de chasseurs à pied. A l’issue de ce service, il s’engage comme sergent au 35° Régiment d’infanterie à Belfort.
Il quitte l’armée en 1932 et, passionné d’aviation, entre dans l’équipe de Maryse Bastié à Orly. Sous-officier de réserve, il est transféré dans l’armée de l’air en juillet 1938 et obtient son brevet de pilote militaire.
A la déclaration de la 2° Guerre Mondiale, il est moniteur à l’Union des Pilotes Cvils de France à Paris, puis mobilisé comme moniteur au Centre de Bourges. En vain il demande à plusieurs reprises, à partir en escadrille, mais obtient finalement en février 1940 d’être envoyé en stage à l’Ecole d’acrobatie de Salon de Provence. Muté au Bataillon de l’air 108 à Montpellier il devient en mai moniteur à l’école de pilotage de Marrakech (Maroc).
Profondément affecté par la signature de l’armistice, il embarque en fraude à Casablanca sur un cargo anglais rapatriant des troupes polonaises. Après une escale à Gibraltar, Henry Bouquillard parvient le 17 juillet 1940 à Glasgow où il s’engage dans les Forces Françaises Libres (FFL). Sur ce même bateau se trouvent plusieurs volontaires français parmi lesquels Romain Gary.
Affecté en Irlande du Nord au 245° Squadron de la Royal Air Force puis au 615° Squadron à Prestwick en Ecosse, le 1er octobre 1940 l’adjudant Bouquillard entre au 249° Squadron avec lequel il prend part à la Bataille d’Angleterre.
Le 25 octobre, alors qu’il effectue sa 18°mission, son appareil est touché au cours d’un combat aérien ; grièvement blessé il parvient à atterrir à Rochester. A peine remis de ses blessures, il reprend sa place au combat dans son escadre au mois de novembre et en décembre,se trouve affecté au 615° Squadron de la RAF (Royal Air Force).
Le 29 janvier 1941, Henri Bouquillard est nommé parmi les premiers Compagnon de la Libération. Il est le même jour, nommé membre du premier Conseil de l’Ordre de la Libération par le Général de Gaulle.
Titulaire de deux victoires aériennes homologuées, il est promu sous-lieutenant le 1er mars 1941. Le 11 mars 1941, participant à une mission en escadrille dans la région de Douvres celle-ci est attaquée par deux appareils allemands. Il se lance à leur poursuite mais son Hawker Hurricane est abattu aux environs de Tilbury.
Henry Bouquillard a été inhumé après guerre au cimetière de Nevers.
Romain Gary lui rend d’ailleurs hommage dans La promesse de l’aube : " Il n’a pas sa rue à Paris mais pour moi, toutes les rues de France portent son nom ".
Sources : site de l’Ordre de la Libération, avec tous nos remerciements.
Né à Guérigny (58) le 25 mai 1880. Après des études à l’école primaire locale, il commence une carrière aux Forges Royales de cette même ville et se découvre très vite une passion pour l’aviation. Il fut l’un des tous premiers officiers français à obtenir en 1911 son brevet de pilote militaire.
Alain Colas est un navigateur français né le 16 septembre 1943 à Clamecy (Nièvre), disparu en mer le 16 novembre 1978.
Après des études classiques, de littérature et d’anglais (philologie et école d’interprétariat à la Sorbonne), il part à la recherche de nouveaux horizons pour Sydney où un poste est vacant à l’université. Il devient Maître de conférences.
Passionné de canoë-kayak, il a fondé en 1963 le club de Clamecy. En Australie, il passe à la vitesse supérieure en découvrant la voile et la passion de la course au large.
Un an plus tard, en 1967 il rencontre Eric Tabarly, qui dispute la course Sydney-Hobart. Il rejoindra Tabarly pour la transatlantique de 1968, à bord d’un multicoque expérimental géant : Pen Duick IV. En 1970, il rachète a Tabarly ce trimaran. C’est en 1972, sur le Pen Duick IV qu’il remporte la quatrième course transatlantique anglaise en solitaire en pulvérisant , à Newport, le record de l’épreuve.
Il annonce alors son prochain objectif : le premier tour du monde en solitaire en multicoque avec Pen Duick IV rebaptisé MANUREVA "L’oiseau du voyage" en tahitien. Alain Colas battra, en 1974, le record du tour du monde en solitaire détenu par Sir Francis Chichester. C’est le premier à réussir un tel pari.
En 1975, il conçoit et met en œuvre un voilier de quatre mâts et de 72 mètres de long, le "Club Méditerranée" à la pointe de la technologie.
En 1978, il participe à sa dernière course, celle qu’il ne gagnera jamais : il disparaît au cours de la première "Route du Rhum" à bord de Manureva, au large des Açores.
Homme de conviction, sportif, idéaliste, homme d’entreprise et de communication, Alain Colas aura su faire évoluer son sport grâce à son intelligence. Il a développé à bord du " Club Méditerranée " une sorte de laboratoire météorologique et a su utiliser les sponsors afin d’évoluer techniquement. Il a également écrit des ouvrages et de nombreux articles.
"Ce héros de la mer" toujours avide de se surpasser et apprécié pour ses qualités, sa pugnacité , son culot pour forcer les portes des mécènes, des médias... a donné à tous l’image du dépassement de soi, de l’effort et de l’humilité. "Il a su aller à la rencontre de ses rêves" et son nom restera à jamais inscrit en filigrane dans le ciel de Clamecy.
Guy Coquille (né le 11 novembre 1523 à Decize - décédé à Nevers le 11 mars 1603). Famille de petite noblesse, d’administrateurs (Guillaume Coquille son père est responsable du grenier à sel de Decize) et de juristes. Dénommé "Sieur de Romenay", Guy Coquille fut jurisconsulte et poète français.
En avril 1525, l’enfant et ses parents échappent au massacre lorsque la ville est pillée par les mercenaires italiens de Bellejoyeuse. Quelques mois plus tard, Guy Coquille perd sa mère ; son père se remarie.
Après avoir appris des rudiments au monastère Notre-Dame de Nevers, Guy Coquille part en mai 1535 pour Paris, où il est inscrit au Collège de Navarre. Il effectue ensuite deux ans à l’Université de Padoue, établissement réputé pour la formation juridique ; il y reçoit l‘enseignement de Mariano Sozzini (Socinus Junior). Coquille revient en 1543. Sa formation continue, entre un apprentissage chez son oncle Noël Bourgoing, conseiller au Parlement, et deux années universitaires à Orléans.
Ses véritables débuts ont lieu aux Grands Jours de Moulins (session extraordinaire destinée à régler tous les cas en suspens dans une province). Le 16 janvier 1553, il épouse à Decize Anne Le Lièvre, nièce de sa belle-mère. Mais il ne va pas demeurer longtemps à Decize, car la ville est ravagée par un incendie le 1er septembre 1559. Avocat à Paris, puis à Nevers (1569), Guy Coquille s’installe à Nevers, où il devient l’un des hommes de confiance du duc Louis de Gonzague.
Procureur général et fiscal du duché de Nivernais (1571), il réalise un Inventaire des fiefs du duché de Nivernais, commente l’édition des Coutumes de Nivernais et rédige une Histoire du Nivernais. Il donne de nombreux arbitrages dans les conflits qui opposent le duc à ses sujets, des seigneurs voisins entre eux, des communautés d’agriculteurs contre leurs seigneurs.
Il y devint bientôt l’oracle de sa province ; sa réputation s’étendit même au-delà de cette étroite enceinte. On venait le consulter de partout. Il exerçait la profession d’avocat avec un si rare désintéressement, qu’il rendait souvent une partie des honoraires qu’on lui donnait volontairement, et qu’il distribuait aux indigents le dixième de ce qu’il gardait.
On peut remarquer qu’en 1572, l’année de la Saint-Barthélemy, Nevers ne connut pas de violences et beaucoup ont pensé que c’est à Guy Coquille que l’on dût ce calme.
Guy Coquille participe aussi à trois réunions des Etats-Généraux : il est élu pour représenter le Tiers-Etat du Nivernais à Orléans en 1560, à Blois en 1576 et 1588. Il s’investit beaucoup lors de ces réunions, afin de rédiger des textes juridiques et une partie de la Harangue prononcée devant Henri IV le 16 janvier 1589.
En 1585, après le décès de sa seconde épouse, Florence de Vaux, Guy Coquille est alors à la tête d’un important patrimoine : plusieurs maisons à Nevers et à Decize et la seigneurie de Romenay. Il aménage le château féodal de Romenay, ajoute une galerie ornée de peintures murales à la mode italienne, et fait creuser des bassins. Guy Coquille meurt à Nevers le 11 mars 1603. Il fut enterré en l’église Saint-Père, qui a été détruite depuis.
Ses ouvrages les plus importants, publiés par ses amis Robert Pommereuil et Guillaume Joly, sont "L’Institution au droit des français", "Les Coutumes du pays et duché de Nivernais" (1590), dans lesquels il s’avère un véritable pédagogue du droit coutumier, et le "Traité des libertés de l’Église de France" (1594), dans lequel il établit la théorie juridique des libertés de l’Église gallicane.
Il avait composé, dans sa jeunesse, des poésies latines qui ne sont pas dans l’édition de ses œuvres ; ce fut le seul de ses ouvrages qu’il publia lui-même : "Guidonis Conchylii Romenoei Nivernensis Poemata", Nevers, 1599, in-8e. On dit aussi qu’il s’y entendait bien en grec et qu’il avait traduit l’Odyssée d’Homère.
Dans ses vers, il flétrit la corruption de son temps, la vénalité des hommes publics, l’avidité des courtisans, le fanatisme religieux, et il y exhale des plaintes douloureuses sur les misères de sa patrie...
Bibliographie :
- Gauthier NERAUD, Guy Coquille, sieur de Romenay (1523-1603), Nevers, La Camosine, Les Annales des pays nivernais, n°118, 2004.
- Pierre VOLUT, Decize en Loire assise, Decize, version 2005 sur C.D.
Plus de détails : voir le site de Pierre VOLUT "Histoire de Decize"
Avocat et homme politique né à Varzy le 1er février 1783 et mort à Paris le 10 novembre 1865.
Il se tint à l’écart de la politique durant la Première Restauration mais en mai 1815, sous les Cent-Jours, devint député de l’arrondissement de Château-Chinon (Nièvre). Siégeant le plus souvent avec l’opposition libérale, il prit une part importante aux travaux de l’Assemblée.
Le 25 février 1824, il s’était présenté sans succès à la députation dans le 1er arrondissement électoral de la Nièvre (Nevers). Il fut en revanche élu le 21 mai 1827 dans la 2e circonscription de la Sarthe (Mamers) puis également élu le 27 novembre de la même année dans deux arrondissements de la Nièvre : celui de Nevers et celui de La Charité-sur-Loire. Il opta pour le second et siégea en tant que député au centre gauche.
Président de la Chambre des députés en 1832 il devint pair de France, Président de l’Assemblée Constituante en 1848, puis de l’Assemblée législative en 1849 et enfin sénateur en 1857. Il fut également membre de l’Académie française, après son élection en 1832.
L’année décisive quant à son avenir est 1817, lorsqu’il rencontre et défend au cours d’un procès le Duc d’Orléans, futur Louis Philippe Ier, avec qui il lie une amitié durable.
Ce même Louis Philippe va en effet le propulser à son Gouvernement en 1830 et le nomme Procureur Général. Proche de Louis-Philippe d’Orléans, roi des Français en 1830, André Dupin fut un acteur politique important de la politique française après la chute de l’Empire Napoléonien sous les deux Restaurations. Défenseur devant la Chambre des pairs de nombreux accusés politiques, dont le maréchal Ney et Savary, il fut, à la Chambre des députés, le rapporteur de la Charte de 1830.
Plus d’informations : http://fr.wikipedia.org/
Né le 17 août 1903 à Nevers et mort le 6 décembre 1977 à Paris.
Ecrivain né à Decize le 29 novembre 1890 et mort le 8 septembre 1980.
Deux périodes bien distinctes caractérisent la carrière de l’écrivain : la guerre et l’après.
Mobilisé en 1914, il doit interrompre ses études à l’Ecole Normale Supérieure pour rejoindre le front. Il tire de cette épreuve terrible une grave blessure mais aussi une œuvre considérée aujourd’hui comme un des plus grands témoignages de la Première Guerre Mondiale : Ceux de 14, composé de cinq volumes Sous Verdun (1916), Nuits de guerre (1917), Au seuil des guitounes (1918), La Boue (1921), Les Éparges (1923), décrit en effet avec une grande justesse la vie des Poilus.
Puis, la paix revenue, son œuvre change de direction et de sujet pour se consacrer avant tout à la description de la nature - paysages, champs et forêts - et de la vie des habitants de son Val de Loire natal.
Parmi ses ouvrages les plus célèbres, on peut citer Raboliot, pour lequel il reçoit le prix Goncourt en 1925, l’Assassin (1932), La Dernière Harde (1938), L’Hirondelle qui fit le printemps (1941), Routes de l’aventure (1959), La Loire, Agnès et les garçons (1962), Derrière les collines (1963), Beau Français (1965), La Forêt perdue (1967), Tendre bestiaire (1969), Un jour (1976), Loreleï (1978), Trente mille jours (1980) etc...
L’histoire retient aussi qu’il a été élu à l’Académie Française en 1946.
Né le 17 décembre 1752 à Clamecy et mort en 1787.
L’Histoire a négligé son nom, mais André Giroud de Villette est, le 19 octobre 1783, le premier compagnon de Pilâtre de Rozier à tenter l’aventure d’une ascension en ballon captif.
Clamecy n’offrant que peu de perspectives d’avenir dans le domaine des sciences physiques et de la chimie qu’il affectionne particulièrement, il quitte sa ville natale, destination Paris. Là-bas, il devient rapidement l’associé de l’industriel parisien, M. de Révillon, grâce auquel il rencontre les frères Montgolfier.
Giroud de Villette s’engage alors dans l’histoire de l’invention du ballon, invention essentielle puisqu’elle a permis à l’homme de vaincre les lois de la pesanteur qui semblaient l’attacher à jamais à la surface de notre terre. Le 19 octobre 1783 est le jour décisif où Pilâtre et Giroud de Villette s’élèvent à 324 pieds (105 mètres).
De retour sur la terre ferme, les expérimentateurs reçoivent des applaudissements mérités pour leur zèle et leur courage et sont salués unanimement par la presse : le " Journal Officiel " déposé à la Bibliothèque Nationale, relate cette ascension, et le Journal de Paris publie une lettre de Giroud de Villette qui donne ses impressions et fait preuve d’une grande lucidité en prévoyant l’utilisation de l’aérostation.
Il meurt à Paris en 1787 à l’âge de 35 ans.
Ethnologue et écrivain français né à Beaumont-la-Ferrière le 5 septembre 1838 et mort en 1927. C’est à sa mère, originaire des Amognes, qu’il doit le goût de la terre nivernaise et de ses traditions. Le résultat de ses enquêtes forme une collection gigantesque : plus de 2100 mélodies notées avec leurs paroles, plus de 900 variantes de contes, des centaines de légendes, des proverbes, de nombreux documents sur le blason, les coutumes, les pratiques, les croyances populaires, la faune et la flore nivernaise etc...Ses enquêtes cessent en 1895 et, à partir de 1909, les soucis s ’accumulent pour lui (soucis de santé et matériels).
Il reçoit la légion d’honneur en 1921.
Sources :
- Biographie d’Achille Millien, "Nivernais passeur de mémoire" par Daniel hénard et Jacques Tréfouël - Editions Les films du Lieu-Dit - 58700 - Saint Bonnot.
- Film (DVD) Achille Millien, "Nivernais passeur de mémoire" de Jacques Tréfouël, écrit par Daniel Hénard - Publication : Editions Les films du Lieu-Dit - 58700 - Saint Bonnot.
Marguerite Monnot est une pianiste et compositrice française de chansons et de musiques de films, née le 28 mai 1903 à Decize (Nièvre), décédée le 12 octobre 1961 à Paris. Chevalier de la Légiond ’Honneur.
Son père, Gabriel Monnot, aveugle depuis son enfance, est professeur de musique, organiste à l’église Saint-Aré et animateur de plusieurs groupes musicaux. Sa mère, née Marie Boiron, avait été institutrice et elle s’occupe de son éducation scolaire et musicale. Cette concertiste d’exception a mis son immense talent au service de la chanson populaire.
Très tôt, Marguerite Monnot se révèle une excellente musicienne. Elle rejoue de mémoire des airs entendus à la fête, elle compose à trois ans une Bluette ; à huit ans elle interprète Liszt, Chopin et Mozart à Paris, à Nevers. Un peu plus tard, elle suscite même les éloges de Camille Saint-Saëns.
En 1918, la jeune fille est envoyée à Paris, chez l’une de ses tantes. Elle va suivre les cours de Vincent d’Indy, Alfred Cortot, Nadia Boulanger. L’année suivante, elle effectue une tournée en Europe, elle prépare le Prix de Rome. Elle revient régulièrement à Decize, afin d’animer les heures de musique que son père offre à un public choisi d’amis, de voisins et d’élèves. Mais la jeune concertiste doit brutalement interrompre sa carrière pour raison de santé et surtout de trac maladif...
C’est en 1936, que sa carrière prend un nouveau tournant, lorsque sa composition " L’étranger " reçoit le prestigieux Grand Prix de l’Académie Charles Cros du disque français en 1935. Chanté au début par Annette Lajon, " L’étranger " a été adopté par une jeune chanteuse de cabaret alors en pleine ascension, Edith Piaf, qui a fait sa connaissance par l’intermédiaire de Raymond Asso.
Marguerite mettra ensuite en musique " Mon Légionnaire ", d’abord chanté par Marie Dubas. Piaf reprendra à son tour cette chanson en 1937. Ce sera le début d’une collaboration fructueuse de près de 25 ans et d’une profonde amitié entre les deux femmes. Le duo Piaf-Monnot sera le premier couple féminin dans l’histoire de la chanson. Elle composera notamment une cinquantaine de musiques pour Edith Piaf, parmi lesquelles les célèbres Milord, L’Hymne à l’Amour ou encore Mon Légionnaire.
Elle connaît un succès international quand la " goualante du pauvre Jean " , devient le numéro 1 des ventes aux Etats-Unis. Elle va ensuite faire une escapade dans la comédie musicale avec Alexandre Breffort en composant la musique " d’Irma la douce " qui sera l’une des rares comédies françaises à triompher au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Par la suite, elle composera le fameux " Hymme à l’amour " écrit par Piaf en hommage à Marcel Cerdan. Puis ce sera " Milord ", sur les paroles de Georges Moustaki, une musique qui là encore connaît un énorme succès international.
Edith Piaf la surnommait affectueusement " la guite ". " C’était l’antithèse de Piaf : tendre, tranquille, jamais agressive ni mordante et surtout distraite ". Cette femme timide, refusant les honneurs, a toujours été rétive à faire connaître son talent et ses droits. Elle cultivait un vaste jardin secret et on disait d’elle qu’elle se déplaçait comme une ombre, faisant en quelque sorte un " bruit silencieux ".
Etonnant destin que celui de Jean PIDOUX, médecin successif de deux Rois de France et inventeur de la bonne fortune de Pougues-les-Eaux !
Ecrivain né le 19 janvier 1866 à Clamecy et mort le 30 décembre 1944 à Vézelay.
Humaniste, il s’intéresse beaucoup aux philosophies de l’Inde et rend un hommage à Gandhi en 1924 en écrivant sur lui. Ce même Gandhi qu’il rencontrera d’ailleurs 7 ans plus tard.
Intéressé par les idéaux de départ de l’Union Soviétique, Péguy (1944) s’intéresse au socialisme et à la religion.
Enfin, très attaché à sa " petite patrie nivernaise " (Clamecy), son Colas Breugnon (1919), inspiré de ses souvenirs d’enfance et de la vie de ses ancêtres, se présente comme un récit bourguignon sur les mœurs du XVIIème siècle.
La fin de sa vie, il la passe en solitaire à Vézelay où il est de retour en 1937, après avoir profité quelques temps des rives paisibles du Lac Léman. Comme il l’a souhaité, il repose aujourd’hui dans le cimetière de Brèves, un petit village à côté de Clamecy auquel il a toujours été très attaché.
Homme politique français, né à Decize (Nièvre) le 25 août 1767 et mort à Paris le 28 juillet 1794 qui se distingua pour son intransigeance sous la Terreur. Il fut surnommé l’" Archange de la Terreur " ou aussi " l’Archange de la Révolution ".
Edouard Séguin naît à Clamecy le 20 janvier 1812.
Il entreprendra des études de médecine auprès de Jean Gaspard Itard (1774-1838) père de l’oto-rhino-laryngologie et précurseur de la pathologie mentale infantile.
Le nom de Séguin apparaît en tant que " instituteurs des idiots " !... Au 19e siècle, le terme " idiot " appartient au langage courant et définit de manière générale les enfants déficients intellectuels. C’est le premier à avoir décrit le physique particulier des enfants atteints de trisomie 21.
Psychiatre et psychologue Edouard Séguin a consacré sa vie à l’éducation des enfants qu’ils soient normaux ou anormaux.
En 1840, il est chargé de l’instruction des enfants idiots à l’asile de Bicêtre. Mais devra cesser son activité car il n’est pas médecin.
Il rédigera un ouvrage intitulé Traitement moral, hygiène et éducation des idiots, en 1846 dans lequel il préconise de bonnes conditions matérielles sur le plan de l’hygiène, nourriture, habillement et régime adapté à chacun.
En 1847, il créé à Pigalle le premier établissement destiné à une trentaine d’enfants arriérés. Il conçoit une école physiologique, pratique, fonctionnelle, où les enfants de moins de 7 ans bénéficient d’une éducation fondée sur le jeu, le chant et des exercices sensoriels et moteurs.
Après 1848, Edouard Séguin, qui a soutenu le mouvement révolutionnaire, ne retrouve aucun poste en France et a de sérieux problèmes financiers. Il part aux Etats-Unis où il crée une institution pour anormaux. Il est conseiller auprès de différents pouvoirs politiques qui se posent la question de la scolarisation d’enfants déficients. Il visite plusieurs écoles fondées sur le modèle de la sienne. En 1861, il obtient un diplôme de Docteur en Médecine décerné par l’Université de New York.
En 1873, il fait partie de la commission américaine présente à l’Exposition universelle de Vienne. Il est président de l’Association américaine des officiers de santé pour les idiots et les faibles d’esprit. Parallèlement, il publie de nombreux ouvrages et études sur l’éducation des enfants, posant les bases de ce que nous appelons maintenant les " méthodes actives ".
Edouard Séguin meurt le 28 octobre à 1880 à New York. Il n’aura jamais la notoriété de Maria Montessori, qui adopta la plupart de ses méthodes éducatives.
Pamphlétaire et romancier né le 11 avril 1801 à Clamecy et mort le 12 octobre 1844.
Ingénieur né le 31 mars 1786 à Nevers et mort le 10 avril 1861 à Grenoble.