Insoumission. Un mot qui caractérise l’œuvre et la personnalité de Claude Lévêque, artiste plasticien majeur de la scène internationale. L’homme est né en 1953, à Nevers. Il vit et travaille entre Montreuil (93) et Pèteloup, dans la Nièvre, où il vient se ressourcer. Ses œuvres contemporaines proposent au public de découvrir le réel sous un angle subjectif et nouveau. Portrait.

Claude Lévêque a participé à de nombreuses expositions en France et à l’étranger. L’homme possède un CAP de menuisier et a fait ses études aux Beaux-arts de Bourges.
Il a été l’hôte du pavillon français à la Biennale de Venise en 2009, où il a conçu une installation Le Grand Soir, autour de l’enfermement, de la perte des idéaux, de la mort. «
Je suis devenu artiste par échec scolaire, lâcheté, peur, inadaptation au monde compétitif presque parfait et par ressentiment ! » Les mots fusent de façon presque agressive chez cet écorché vif.
■ Découvrir le réel sous un angle subjectif :
La réalité quotidienne mêlée à sa propre histoire produisent ses fictions. «
J’emprunte parfois à des chansons, des films, des lieux communs du langage. The diamond sea présenté à Sète, comme suite à mon projet de la biennale de Venise, est un lieu commun, comme un conte, une légende, un récit fictif faisant appel au merveilleux. Un lieu, un objet, un personnage, une histoire... Au fil de l’eau la légende perd en précision et gagne en fantaisie et en amplification »
«
Je suis devenu un artiste de variété identifié au passé punk qui me colle à la peau. », raconte-t-il. Son activité au quotidien n’a pourtant rien de punk selon lui. Il élabore ses projets à partir de repérages codifiés, de décryptages de plans et de synthèses de notes. «
J’ai beaucoup de plaisir à placer les visiteurs en embuscade dans des lieux, explique l’artiste, tout en brouillant les pistes avec mes effets spéciaux standards ».
« Je navigue au milieu du monde de l’art tout en restant indépendant », poursuit-il, confiant se plier aux protocoles de la société lors des vernissages, mais n’en gardant pas moins un esprit critique. «
Je ne pense pas qu’on puisse être social, politique ou moral. Si ça se dit d’un artiste, c’est que c’est déjà foutu. Je n’aime pas le climat délétère de la France, je vais ressortir mes badges no futur ! Lance-t-il, avant de poursuivre :
par goût de la perversion, seul le soir dans ma chambre à 15 ans, je punaisais en biais des posters des Rolling Stones en jurant de ne jamais faire les choses normalement ». Pari tenu.
=>
A découvrir "Tourisme : Nevers, Hisroshima mon amour", par Claude Lévêque
■ Expositions de l’été 2010 en France :

« En mai fais ce qu’il te plaît », du 6 mai au 19 septembre 2010, au musée Bourdelle, à Paris.

« Animal Politique », du 22 juin au 4 décembre 2010, au Fond Régional d’Art Contemporaine, à Angoulême.

« The Diamond Sea », du 3 juillet au 3 octobre 2010, au Centre Régional d’Art Contemporain à Sète.
■ Plus d’infos :

Vous
souhaitez laisser un message à Claude Lévêque

Pour en savoir
plus sur Claude Lévêque