Bernard Thibault a commencé à travailler très jeune et s’est mobilisé de bonne heure contre l’arbitraire. Aujourd’hui, secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT), il reste fidèle à ses valeurs d’intégrité et de solidarité.
Bernard Thibault connaît ses origines et s’est constamment battu contre toute forme d’abus. Ses parents sont fils d’agriculteurs, originaires d’Ouroux en Morvan et de Planchez. Ils « montent à la capitale » aux horizons de 1957, afin de gagner plus convenablement leur vie.
Bernard Thibault naît deux années plus tard. Aîné d’une famille de trois enfants, il doit voler de ses propres ailes, alors qu’il est encore très jeune.
Ainsi, à l’âge de 15 ans, il commence un apprentissage rémunéré à la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). Son salaire vient compléter celui de son père, employé municipal et permet à la famille de vivre plus décemment.
■ Une confrontation précoce au monde du travail :
Le jeune Bernard s’indigne de voir les persécutions infligées à un collègue militant. Ce sera le début d’un combat vers plus de justice et d’équité.
Le jeune homme s’engage à la CGT en 1977 et devient responsable de la commission des jeunes du syndicat. Il veut représenter ses collègues et devenir leur porte-parole.
En 1987, il rejoint le bureau fédéral des cheminots. Sa progression l’emmène à succéder à Louis Viannet à la tête de la Confédération en 1999.
Malgré ses fonctions très prenantes, le syndicaliste ne néglige pas ses origines. Il rend fréquemment visite à son frère qui vit à Ouroux en Morvan. Le massif lui rappelle les grandes vacances de son enfance : la fête du village de La Fiolle, le jeu de quille tous les dimanches sur la place centrale, les moissons, les parties de pêche dans les lacs de Pannecière et des Settons…
■ Un combat vers plus de justice et d’équité :

Bernard Thibault devient nostalgique quand il se met à comparer ce Morvan de son enfance à celui d’aujourd’hui. «
Le tissu des petits agriculteurs forts présents durant mon enfance s’est dissipé. La désertification du Morvan est elle aussi assez préoccupante. Les fêtes de village qui réunissaient des milliers de personnes, c’est révolu désormais ! »
A l’avenir, l’homme souhaiterait voir une Nièvre plus active et mieux considérée face à l’abandon économique et social. «
Le département Nivernais est en queue de peloton, c’est injuste et injustifié… », déplore Bernard Thibault, décidément en lutte perpétuelle contre toute forme d’iniquité.
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