Jeudi 09 Février 2012 - Ste Apolline
Officiellement intronisé(*) « Toque Nivernaise » en présence de Jean-François GIRARDIN, Meilleur Ouvrier de France et Chef Cuisinier au Ritz à Paris, lors d’une cérémonie organisée à l’Orangerie du Conseil Général jeudi 28 janvier, Jean-Luc MILLET avait bien voulu quelques jours auparavant se plier au jeu de l’interview. Le récit...
Nivernais de souche, âgé aujourd’hui de 46 ans, Jean-Luc Millet s’est très jeune plongé dans l’univers de la cuisine. Dès l’adolescence, il rejoint l’école hôtelière de Château-Chinon pour y préparer un CAP, aujourd’hui équivalent à un Bac professionnel, explique-t-il.
A l’âge de 16 ans, il entame son premier stage à Beaune, à « L’Hôtel de la Poste », dirigé par Jean CHEVILLOT et classé 2 étoiles au très célèbre Guide Michelin. « C’était le restaurant phare de Bourgogne, explique Jean-Luc, il y avait près de 30 cuisiniers et pas moins de 20 personnes en salle. » Avec un chef japonais, il apprend alors le métier. « C’était très dur, mais ce fut un très bon apprentissage », se souvient-il.
Au début des années 80, toujours dans le cadre de sa formation, il rejoint « Le Vieux Morvan » à Château-Chinon aux côtés de Jean et Ginette CHEVRIER, où François Mitterrand lui-même a ses habitudes. C’est alors l’époque d’une transition prépondérante dans le milieu gastronomique, entre ancienne et nouvelle cuisine.
| ► Ecoutez l’interview de Jean-luc MILLET | |
Il se retrouve ainsi au non moins célèbre Hôtel Edouard 7 et son restaurant le "Delmonico" classé 3 étoiles. C’est en salle, qu’il gravit alors les échelons, une autre mais très intéressante facette du métier, puisqu’elle lui permet de rencontrer de nombreuses personnalités. Citons par exemple Ginette MATHIOT, auteur d’une trentaine de livres de cuisine dont le très célèbre « Je sais cuisiner » tiré à plus de 6 millions d’exemplaires et aujourd’hui considéré comme bible culinaire, ou encore Lionel POILÂNE, grand boulanger dont les pains s’exportent dans le monde entier, tout particulièrement en Asie.
Il fait la connaissance en 2001 de Marcel CHARMANT, récemment élu Président du Conseil Général de la Nièvre. Cette rencontre, il la doit à Anne EMERY-DUMAS et Gérard DUMAS. « C’est aujourd’hui l’occasion pour moi de les remercier tous les trois publiquement. », confie-t-il.