Mardi 22 Mai 2012 - St Emile La Journée Mondiale des Hépatites a eu lieu le 19 mai. L’objectif principal de cette journée était de sensibiliser le grand public à la pathologie de l’hépatite, qui touche beaucoup plus de personnes que l’on ne croit. Faites-vous dépister - Consultez le Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) ! En France, les virus des hépatites B et C tuent pratiquement autant que la route !
En effet, ce sont près de 4.000 personnes qui en meurent chaque année (1/3 hépatite B et 2/3 pour l’hépatite C). La situation est préoccupante dans notre pays où l’on enregistre quelque 500.000 porteurs de l’un des 2 virus, avec près de 2.500 nouveaux cas chaque année pour l’hépatite B (VHB) et 5.000 nouveaux cas par an pour l’hépatite C (VHC).
Ces données confirment la gravité de l’infection et la nécessité d’entreprendre des programmes de dépistage et de prise en charge des sujets infectés par le VHC et le VHB.
Il est d’autre part observé que les hépatites sont 3 fois plus fréquentes chez les personnes en situation de précarité.
► Voir la vidéo "Hépatite B : ce qu’il faut savoir (Durée : 15 mn)
(Cliquez sur la flèche en bas à gauche de l’écran ci-dessous - 120 Mo - 1 mn environ de pré-chargement)
Au sommaire de cette vidéo :
- Hépatite B : le saviez-vous ?
- Je suis infectée par une hépatite chronique B
- Hépatite B : Vrai - faux ?
- Faites-vous dépister ! Des traitements existent
- Le dépistage, c’est quand vous voulez !
Avec tous nos remerciements à SEPREM Productions.
■ Qu’est ce qu’une hépatite ?
Les hépatites sont des maladies infectieuses, aiguës ou chroniques, du foie. Elles représentent des menaces sanitaires très différentes en fonction des virus en cause :
le virus de l’hépatite A, dont la propagation est surtout liée au manque d’hygiène et à la pauvreté, est devenue rare en France mais demeure un problème potentiel de santé pour les personnes voyageant vers des pays d’endémie (Afrique, Chine et Sud-est asiatique notamment) ;
l’hépatite B : l’infection par le virus de l’hépatite B se distingue par son caractère sexuellement transmissible, ainsi que par la possibilité de transmission de la mère à l’enfant, plus souvent responsable d’infections chroniques. Un vaccin très efficace et bien toléré est disponible. Les traitements lorsqu’ils sont nécessaires doivent être entrepris pendant de très longues années ;
l’hépatite C : bien que sa transmission par voie sexuelle soit possible, elle a pour caractéristique d’être transmissible par contact direct ou indirect avec du sang contaminé (utilisation de matériels non stériles pour injection de drogues). Il n’existe pas de vaccin. Le traitement erst souvent mal toléré mais permet d’obtenir une guérison définitive dans plus de la moitié des cas avec une durée de traitement de 6 à 12 mois.
■ Ce qu’il faut savoir et retenir sur les hépatites B et C :
L’hépatite B :
- touche cinq fois plus les hommes que les femmes ;
- est une infection sexuellement trannsmistsible (lST) ;
- est une maladie à déclaration obligatoire (DO) pour les formes aiguës comportant des symptômes (30% cles
cas recensés) ;
- 2500 à 3000 cas d’hépatite B aiguës avec/sans symptômes surviendraient annuellement (estimation 2005) ;
- peut se présenter sous une forme aiguë qui peut être mortelle en I’absence de greffe de foie : parmi 20 cas
d’hépatite aiguë B entre 2004 et 2008 (DO), 8 sont décédés, 9 ont pu bénéficier d’une greffe de foie et 3 ont
guéri spontanément.
- représente un rlsque potentiel majeur chez l’enfant né de mère infectée, car l’infection transmise peut devenir
chronique jusque dans 90% des cas, en l’absence de traitement préventif à la naissance ;
- peut être prévenue par un vaccin : 50% des cas d’hépatite B aiguë symptomatique notifiés auraient pu être
évités si le dépistage autour d’un cas avait été réalisé (entourage familial ou partenaire sexuel) et si les
recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées.
L’hépatite C :
- touche un peu plus les femmes que les hommes ;
- persiste en tant qu’épidémie chez les usagers de drogues ; l’usage de drogues est actuellement le mode de
transmission principal du VHC (virus de l’hépatite C) ;
- peut être consécutive à une transmission lors des soins. Ce mode de transmission explique encore un
nombre important de cas de VHC acquis dans le passé mais récemment découverts ;
- garde un pronostic sévère en l’absence de traitement.
La co-infection par le virus de l’immunodéficence humaine (VIH) et les virus des hépatites B et/ou C :
- concerne environ 25% des personnes porteuses du VIH, soit environ 30 000 personnes dont 23 000 infectées
par le VHC et 7 000 par le VHB ;
- est un facteur de gravité bien identifié, avec :
une évolution plus rapide des infections virales B et C vers les complications,
une efficacité des traitements moindre,
des difficultés spécifiques liées à la prise en charge concomitante de l’infection par le VIH.
■ Un plan national de lutte contre les hépatites virales B et C (2009-2012) :
Le ministère de la Santé a lancé mardi 24 février, un plan national de lutte contre les hépatites virales B et C, qui couvre la période 2009-2012. 5 axes stratégiques du plan couvrent un large spectre de la problématique des hépatites virales :
réduction de la transmission des virus B et C (prévention primaire)
renforcement du dépistage des hépatites B et C
renforcement de l’accès aux soins, amélioration de la qualité des soins et de la qualité de vie des personnes atteintes d’hépatite chronique B et C
mise en place de mesures complémentaires adaptées au milieu carcéral
surveillance et connaissances épidémiologiques, évaluation, recherche et prospective.
■ Organisation mise en oeuvre au niveau du Conseil Général de la NIèvre :
Les Lois de décentralisation ont confié aux Conseils Généraux une compétence majeure en matière d’action médico-sociale et de Santé Publique.
Au sein de la Direction de la Solidarité Départementale du Conseil Général de la Nièvre, le service Protection Maternelle et Infantile (P.M.I) - Santé Publique est en charge de l’information et du suivi des mesures réglementaires à mettre en oeuvre concernant la santé Publique.
Pour conduire ces politiques, la Direction de la Solidarité s’appuie notamment sur la Maison Départementale de la Prévention qui regroupe : le Centre Départemental de Planification et d’Education Familiale (CDPEF), le Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG), le Centre de Lutte Antituberculeux (CLAT), le Service de Vaccinations, ainsi que la Maison Départementale de Promotion de la Santé.
■ Le Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) :
Le Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit des infections sexuellement transmissibles (IST) et du virus de l’immunodéficience humaine (VIH, HIV en anglais) permet aux Nivernais qui le souhaitent, par simple prise de sang, un dépistage des IST, telles que le VIH et/ou les hépatites B et C, en tout anonymat et dans la gratuité.
C’est un lieu ouvert à tous publics, où chaque demandeur peut prendre connaissance des résultats de ses analyses. Il peut aussi recevoir des informations sur les risques encourus après un rapport sexuel non ou mal protégé, ou en cas d’échange de seringues usagées… et comment se protéger et protéger ses partenaires.
► Qui pouvez-vous rencontrer au CDAG ?
. 1 médecin
. 1 infirmière
►Coordonnées :
CDAG - 3 Bis Rue Lamartine, 58000 Nevers.
Téléphone : 0 800 58 00 00 (gratuit depuis un poste fixe ou une cabine téléphonique).
Accueil ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h30.
►Consultation ouverte à Clamecy :
Le Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG), service du Conseil Général de la Nièvre, a ouvert une consultation à Clamecy, 19 rue Maurice Mignon, appartement 41, dans le quartier de la Ferme Blanche.
Ce centre est ouvert le mardi de 13h à 14h et propose à tous, dans la gratuité et l’anonymat, le dépistage du virus du VIH, des hépatites B et C et de la syphilis.
Les prélèvements de sang sont effectués sur place.
Pour tout renseignement et prise de rendez-vous :
Téléphonez au : 0 800 58 00 00 (Numéro vert, gratuit depuis un poste fixe ou une cabine téléphonique).
■ Plus d’infos :
Pour accéder à la Maison Départementale de la Prévention : Coordonnées et plan d’accès
Quelle ligne de bus ? Consulter le site Taneo-Bus
Prévention : consulter le site d’information sur le préservatif féminin de Sida Info Service
Plus d’informations sur les maladies rares : voir le site Maladies Rares Info Services
Association SOS Hépatites Bourgogne - Tel : 03 80 42 97 39 - Courriel :
bourgogne@soshepatites.org