Lundi 5 septembre, dans les locaux de l’Agglomération de Nevers (Adn) la conférence de presse organisée par les principaux acteurs locaux - Adn, Ville de Nevers, CCI et Conseil général de la Nièvre - a présenté les mesures et actions mises en oeuvre à l’occasion du débat public dont l’ouverture a eu lieu le 4 octobre.
Il importe dès maintenant de mobiliser tous les nivernais et de leur expliquer tous les enjeux, en termes de développement économique et démographique, de ce projet LGV - POCL qui engage l’avenir de notre département et de sa population, mais aussi celui des départements voisins du Cher et de l’Allier.
Rappelons que, saisie le 17 janvier dernier par Réseau Ferré de France (RFF), la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a estimé que «
le projet présentait un caractère d’intérêt national (…) et des enjeux socio-économiques importants ». Le 2 mars, elle a rendu sa décision : un débat public sera organisé d’ici à la fin de l’année 2011.
Mercredi 6 juillet la commission particulière du débat public (CPDP) a arrêté le calendrier du débat public autour du projet LGV - POCL : la période de temps d’explications, de dialogues et d’échanges avec les populations concernées (près de 17 millions de personnes) s’étalera du 4 octobre 2011 au 25 janvier 2011.
Cette phase de débat débutera avec une première rencontre le 4 octobre à Clermont-Ferrand, et s’achèvera le 25 janvier à Orléans. Au total, 25 réunions publiques se tiendront dans 17 villes situées dans les cinq régions (Ile-de-France, Centre, Bourgogne, Auvergne, Rhône-Alpes) concernées par ce projet LGV et ses 4 scénarii.
=> Voir le site internet de la Commission Particulière du Débat Public (CPDP) - en cours de réalisation
Calendrier prévisionnel des réunions publiques :
- 2 réunions d’ouverture du débat public : Clermont-Ferrand le 4 octobre - Orléans le 5 octobre.
- Réunions publiques : Vichy (12 octobre) - Roanne (13 octobre) - Mennecy (18 octobre) - Bourges (3 novembre) - Mâcon (8 novembre) - Nevers (9 novembre) - Moulins (15 novembre) - Châteauroux (16 novembre) - Montluçon (23 novembre) - Blois (30 novembre) - Vierzon (6 décembre) - Saint-Étienne (12 janvier) - Région parisienne (18 janvier).
- Réunions thématiques : Moulins (19 octobre) - Orléans (24 novembre) - Villefranche (1er décembre) - Clermont (7 décembre) - Bourges (14 décembre) - Orly (11 janvier) - Nevers (17 janvier).
- Une audition publique aura lieu à Lyon (13 décembre).
- 2 réunions publiques de synthèse : Clermont (24 janvier) et Orléans (25 janvier).
A l’issue de ce débat public, Réseau ferré de France (RFF) en tant que maître d’ouvrage devra publier au Journal Officiel sa décision motivée sur la poursuite ou non du projet. Dans le cas d’une poursuite du projet, la voie sera ouverte au lancement d’une enquête d’utilité publique.
* Voir aussi les informations communiquées sur le site de l’Association TGV Grand Centre Auvergne
Le Projet de ligne à grande vitesse Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon (LGV - POCL) vise à intégrer les régions du Grand Centre de la France jusqu’à l’Auvergne, au réseau ferroviaire à grande vitesse français et européen, et à offrir un deuxième itinéraire à grande vitesse entre Paris, Lyon et le Sud-Est.
Il correspond à un saut qualitatif très important en terme d’aménagement et de développement de notre territoire mais aussi de structuration globale du réseau. En effet, la "Société" considère la facilité des déplacements comme une nécessité de notre mode de vie contemporain. La mobilité conditionne aussi bien nos choix de lieux de vie et d’activité professionnelle que nos destinations de voyage et de loisirs.
Le Conseil Général de la Nièvre a souhaité apporter sa contribution au débat public

Le Conseil Général de la Nièvre a souhaité apporter sa contribution au débat public(*) ouvert autour de cet important projet LGV - POCL, car l’amélioration de l’accessibilité d’un territoire et ses relations avec les autres territoires contribuent à son attractivité et participent de son dynamisme et de sa croissance.
(*)
Débat public : procédure de consultation et de participation du public placée sous l’autorité de la Commission Nationale du Débat Public (organisme indépendant selon la loi du 27/02/2002 relative à la démocratie de proximité). Il a pour objectif d’assurer une information pluraliste de tous et d’enrichir le projet en favorisant l’expression de toutes les personnes, institutions et organisations qui se sentent concernées par les enjeux qu’il porte. Ce débat public, grâce au dialogue argumenté qu’il suscite, permet de construire un projet mieux partagé et plus légitime.
■ La contribution du Conseil Général de la Nièvre au débat public :
D’une part, l’actuelle ligne à grande vitesse Paris – Lyon doit répondre à des besoins croissants de nouvelles dessertes, réaffirmés dans le Grenelle de l’environnement, ces besoins dépassant, à terme, les capacités d’écoulement du trafic de la ligne existante.
D’autre part, l’économie du projet de LGV - POCL reste étroitement liée à sa capacité à constituer un itinéraire pertinent alternatif à l’actuelle LGV Paris - Lyon avec un temps de trajet inférieur à 2 heures, incontournable pour rejoindre de grandes villes régionales comme Bordeaux, Nantes, Rennes, Limoges ou Toulouse, et pour accueillir des usagers qui poursuivent leur voyage vers le sud de l’Europe.
Trois objectifs nous apparaissent comme majeurs dans la réalisation de ce projet :
- Une nouvelle liaison Paris-Lyon attractive et rentable, ce qui suppose un temps de trajet total plus court qu’actuellement et un prix du billet compétitif, ces deux impératifs impliquent une ligne la plus courte possible et un moindre coût (ou un plus grand nombre de financeurs potentiels) des investissements.
Ci-contre schéma des différents scenarii possibles >>>
4 axes : ouest, median, est et LGV-POCL ET LGV-RhinRhône
et en dessous détails du projet "médian"
- Une amélioration de la desserte grande vitesse des territoires Grand Centre – Auvergne, qu’elle soit directe par l’intermédiaire d’une gare LGV ou par connexion à la ligne, l’objectif visé étant une réduction substantielle du temps de trajet ( Lyon-Paris, Clermont-Paris, Vichy-Moulins-Paris, Nevers-Paris, Bourges Paris).
- La connexion avec les lignes transversales, en particulier la liaison Lyon Nantes et les lignes TER Tours-Nevers-Dijon.
Nevers constitue un carrefour ferroviaire naturel à la croisée d’une ligne radiale Paris – Clermont- Ferrand et d’une ligne transversale Tours – Nevers – Dijon.
Dès lors une connexion à la liaison Lyon - Nantes permettrait de raccorder l’arc Atlantique à la Région Lyonnaise tout en profitant des infrastructures existantes.
L’objectif est de défendre un projet qui réponde aux attentes de notre territoire et en éclaire les conditions de leur atteinte tout en prenant en compte les enjeux environnementaux.
■ Les besoins pour le territoire nivernais sont de plusieurs ordres :
1) En matière de grands objectifs et fonctionnalités :
La LGV - POCL sera attractive pour notre territoire si elle offre une alternative économiquement et techniquement intéressante à la ligne existante Lyon – Paris. Il faut donc qu’elle permette un temps de trajet nettement inférieur à 2 h pour un coût de billet au moins équivalent au coût actuel.
Dès lors, cette liaison permettra, par un nombre de trains conséquent, une meilleure desserte de nos territoires et offrira aux populations du triangle des communautés d’agglomérations Bourges – Moulins – Nevers (représentant 280 000 habitants) des facilités d’accès aux capitales régionales Orléans – Clermont-Ferrand et Lyon et au-delà, vers l’Est et le Sud en direction du bassin méditerranéen et des pays européens, Italie et Espagne, sans omettre évidemment les facilités d’accès vers les aéroports internationaux.
Par ailleurs, l’intermodalité avec les TER et l’utilisation des infrastructures existantes offrira, pour toutes les populations lyonnaises et à l’Est de Lyon une ouverture vers Tours – Angers et Nantes et l’arc atlantique, le cas échéant, en désengorgeant les passages vers la capitale et les gares de Lyon, Austerlitz et Montparnasse.
2) En matière de développement local et de stratégie territoriale :
Localement, la communauté d’agglomération de Nevers (ADN) et le site du circuit de Nevers – Magny-Cours, situé à 15 km au Sud de Nevers, offrent :
- des possibilités foncières pour les entreprises
- des facilités d’accès aux équipements sportifs automobiles
- des capacités de recherche et de développement technologique avec
Magnytude, le réseau Welience et l’ISAT(#)
- l’accès à l’enseignement supérieur (avec l’ISAT qui reçoit des
étudiants de la France entière).
La LGV, si l’accès en est facilité, constituera un outil de développement de cette partie du territoire Sud nivernais.
Commentaires RFF associés au projet "médian" ci-contre >>>
Ce scénario est configuré au centre du territoire concerné par le projet. Il évite la forêt d’Orléans et passe à l’est de la Sologne. Une antenne permet de desservir Orléans et de prolonger le parcours des trains à grande vitesse jusqu’à Vierzon et Châteauroux. Une seconde antenne permet un raccordement sur le réseau existant pour desservir les villes de Bourges, Montluçon et Châteauroux. Puis il croise l’axe ferroviaire transversal à l’est de Nevers. Plus au sud, ce scénario retrouve une configuration identique aux scénarios Ouest en franchissant l’Allier, en passant à l’est de Moulins et au nord de Vichy, avec des raccordements qui permettent le prolongement des trains à grande vitesse sur l’axe existant Paris – Clermont-Ferrand. Dans sa partie sud, comme c’est le cas des scénarios Ouest, Médian et Est, ce scénario se prolonge jusqu’à la LGV existante Paris-Lyon selon deux variantes nord et sud. Plus de détails : téléchargez "La lettre du projet"
3) En matière de transport et d’offres de service :
a) Les améliorations des liaisons représentant un impact significatif sur les territoires nivernais sont :
. Nevers – Paris
. Nevers – Clermont-Ferrand
pour lesquels un temps de trajet ramené à l’heure serait souhaitable,
et surtout :
. Nevers – Lyon à ramener à 1h 30 maximum car il est aujourd’hui beaucoup trop important (entre 3 et 4 h).
Le nombre de services offerts pour les nivernais sur chacune de ces liaisons, devra être au moins équivalent à l’existant et les horaires adaptés.

b) Si la gare de Nevers ne peut être utilisée par la LGV, il sera indispensable que la future gare LGV soit raccordée par une connexion ferroviaire depuis la gare existante. Dans la mesure où les villes moyennes voisines sont reliées à la LGV dans des conditions similaires, il faudra en améliorer l’organisation des inter-connexions de manière à favoriser l’habitat de proximité et le développement des réseaux de villes moyennes.
4) En matière d’enjeux environnementaux :
Le nombre de traversées de la Loire et de l’Allier, les zones Natura 2000 et les zones humides sont autant de contraintes importantes à prendre en compte sans oublier évidemment les zones viticoles de Pouilly-sur-Loire et les coteaux du Giennois.
Néanmoins, un passage à proximité de Nevers avec un raccordement au Sud sur les infrastructures existantes pourront faciliter les inter-connexions avec les villes moyennes de cette partie du territoire.
■ En conclusion :
Pour les territoires nivernais :

L’apport attendu par la ligne LGV (POCL) est étroitement lié à son attractivité globale qui s’étend bien au-delà des frontières territoriales et administratives.
Cette nouvelle infrastructure doit donc permettre des gains de temps significatifs sur les liaisons Paris – Lyon et Paris – Clermont-Ferrand (avec, comme objectif, moins de 2 h chacune). Son tracé, dans la mesure où celui-ci reste le plus limité en longueur et en contraintes techniques (ouvrages d’art conséquents, traversée de zones humides, …) garantira, par ses coûts de construction et donc ses coûts de billets, une meilleure attractivité.

La LGV doit s’accompagner d’interconnexions :
. d’une part, avec les liaisons Ouest, ouvrant ainsi la région lyonnaise et l’Italie en direction de l’arc atlantique et
réduisant l’engorgement des gares parisiennes (gares de Lyon, Austerlitz et Montparnasse), en s’appuyant sur
les infrastructures existantes en cours de modernisation,
. d’autre part, avec les villes moyennes voisines du Sud nivernais (Moulins, Montluçon et Bourges).
=> Voir
la synthèse extraite du document de Réseau Ferré de France présenté le 05 07 2010
■ Plus d’informations :
Sources : Réseau Ferré de France (RFF) et le site
http://lgv-pocl.fr/

Consultez
le site internet du projet LGV -POCL

Voir
le document présenté lors de la réunion d’information et d’échanges du 5 juillet 2010

Téléchargez
la "Lettre du projet" éditée par RFF

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"Le TGV dans la Nièvre... "
(#) En savoir plus sur
l’Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports (ISAT)
(*) Voir
le site de l’Association TGV Grand Centre Auvergne